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Bleus

Trois raisons de penser que Didier Deschamps doit titulariser Nabil Fekir

Son triplé à Caen (4-0) le week-end dernier a rappelé de manière éclatante à quel point Nabil Fekir avait un talent différent. Le virtuose de l'OL confirme qu'il sera, cette saison, le leader offensif n°1 de sa formation. Avec lui, à tout moment, la magie peut opérer. Avec les Bleus, Didier Deschamps ne va pas pouvoir s'en passer.

Son talent n'a plus besoin d'être «confirmé»

Une habitude bien de chez nous consiste à dire la chose suivante à propos d'un jeune joueur sur le devant de la scène : «Maintenant, il doit confirmer». C'est une mauvaise habitude. Nabil Fekir éclabousse les pelouses de L1 de son talent avec régularité depuis au moins 12 mois. Faudrait-il donc attendre 6 ou 7 mois supplémentaires pour profiter de son génie avec les Bleus ? Bien sûr que non. «C'est le seul qui est à la hauteur de la saison passée à l'OL pour l'instant, résume Robert Mouangué, son ancien entraîneur en U19 nationaux à Saint-Priest (banlieue lyonnaise). Il assume tout. Il a toujours son culot, son arrogance ballon au pied qui manque cruellement à nos attaquants aujourd'hui.»
 
Fekir montre à chacune de ses sorties qu'il ne craint personne, et domine systématiquement son adversaire direct balle au pied. Son talent est différent. Il a quelque chose en plus qui saute aux yeux lorsqu'il entre en action. Depuis qu'il est titulaire à l'OL, il n'a jamais connu de baisse de régime significative. «La forme qu'il a est une forme de long terme, poursuit Mouangué. Il a confirmé qu'il était excellent. Il met des buts à la Messi. Seulement, il s'appelle Fekir, donc les gens ont encore des doutes... Sa façon de jouer va faire énormément de bien au Bleus.»

Il peut faire basculer des matches

C'est l'élément clé. La rareté qui différencie, sur la durée, les bons joueurs des excellents joueurs. Sur ce qu'il montre chaque week-end, Nabil Fekir tend à prouver qu'il appartient plutôt à la seconde catégorie. Une caste très fermée d'attaquants capables de prendre en main la destinée d'une rencontre et de la faire basculer sur un coup de patte. «Il n'y a même pas besoin d'être un expert pour comprendre qu'on ne peut pas se passer de Nabil, analyse Annouar Aïachi, un ex-coéquipier en équipes de jeunes, à l'OL et à Saint-Priest. Tous les ballons passent par lui, il est l'élément déclencheur. Il se créé des occasions tout seul. Avec lui, tu as une arme offensive exceptionnelle pendant 90 minutes. Donc c'est bête de l'utiliser seulement 20 minutes. Ce serait complétement illogique qu'il ne soit pas titulaire pour l'Euro.»
 
Robert Mouangué abonde : «Ce genre de joueur fait jouer toute l'équipe vers l'avant. C'est très positif. A tout moment, il peut faire basculer la rencontre. Si tu le laisses sur le banc, tu auras toujours ce remord de te dire que tu ne l'as pas fait jouer. Il faut lui donner l'une des clés de l'équipe. Car qui que ce soit en face, Nabil va jouer son jeu. Il sait faire des choses très particulières et une fois sur le terrain, il les réalise, peu importe l'adversaire.»
Le nouveau leader offensif de l'OL, c'est lui. (L'Equipe)
Le nouveau leader offensif de l'OL, c'est lui. (L'Equipe)

Il ne dénaturera jamais son jeu

La grande force de Nabil Fekir réside dans sa manière de jouer, naturelle et spontanée. Le Lyonnais donne l'impression de ne jamais avoir été bridé et sa fraîcheur est un immense atout. Alors que les attaquants d'aujourd'hui ont pour la majorité d'entre eux peur de perdre le duel offensif, Fekir ose tout. Et il réussit. Sa spontanéité et sa vitesse de fréquence, qui lui permettent de toucher plusieurs fois le ballon sur le même appui, font de lui un joueur à part. Un style façonné très tôt, en amateur, et dont il ne s'est jamais départi une fois professionnel. «Il a toujours eu cette gestuelle, explique Mouangué. Je l'ai vu pour la première fois, il devait avoir 10 ou 12 ans, et il jouait comme aujourd'hui. Depuis, je l'ai toujours suivi et ça n'a jamais changé. Quand je le vois en L1, il fait exactement les mêmes choses que quand il était adolescent : il attaque, il a du culot, et ne refuse jamais le un contre un. Sauf qu'à présent, il est plus musclé, il est préparé, il est gainé...»
 
Annouar Aïachi, très impressionné par son ex-coéquipier, jure lui aussi que ce dernier n'a pas changé d'un iota. «Quand Nabil a le ballon au pied en un contre un, il arrive vers toi tout doucement... Tu sens qu'il prépare un truc. Et d'un coup il explose et tu ne le revois plus. En Benjamins, j'étais à l'OL avec lui et c'était déjà comme ça. Il a toujours fait les mêmes choses. Ses crochets intérieurs, extérieurs et ses feintes de frappe sont terribles. Tu as beau savoir comment il joue, il va t'envoyer à Auchan sur une feinte (sic).» Didier Deschamps aura donc le plus grand mal à se passer en bleu de ce petit magicien... Au point d'en devenir accro, et de ne plus le sortir de l'équipe ? Les deux matches amicaux de ce week-end donneront quelques réponses.
Hugo Guillemet

Selon vous, Didier Deschamps doit-il installer durablement Nabil Fekir dans son onze de départ ?

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ANOUCHKA 4 sept. à 13:00

perso j'attends beaucoup de ce duo de réve fekir-benz j'attend une bonne entente et j'espére qu'ils auront beaucoup de ballons a exploiter devant ce son les ballons devant qu'il manquait jusqu'à présent

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