Soccer Football - DFB Cup - First Round - KFC Uerdingen v Borussia Dortmund - Merkur Spielarena, Uerdingen, Germany - August 9, 2019   Borussia Dortmund's Marco Reus celebrates scoring their first goal with Paco Alcacer   REUTERS/Wolfgang Rattay    DFB regulations prohibit any use of photographs as image sequences and/or quasi-video (Reuters)
Allemagne - 1ère journée

Trois raisons de penser que le Borussia Dortmund pourra encore concurrencer le Bayern Munich cette saison

Vainqueur de la Supercoupe d'Allemagne il y a quelques jours face au Bayern, le Borussia Dortmund compte bien chiper le titre de champion à son rival cette saison. Et les Borussen auront encore à faire valoir de nombreux arguments ...

Parce que le Borussia s'est encore engaillardi

S'il a réussi à conserver sans la moindre difficulté ses meilleurs éléments - Reus, Sancho, Akanji ou encore Witsel entre autres -, le Borussia Dortmund a aussi apporté quelques petites retouches à son effectif, le renforçant (très) généreusement. Si Pulisic a pris le large, direction la capitale anglaise pour revêtir la tunique de Chelsea, Nico Schulz, Thorgan Hazard et le milieu offensif du Bayer Leverkusen Julian Brandt, tous trois enrôlés rapidement dans ce mercato estival, et dont les profils sont variés, sont venus épaissir les rangs du Borussia. Et les trois lurons amèneront assurément une vitalité bien venue à une équipe qui en regorge déjà. En outre, Mats Hummels, lui, s'est résolu à rompre sa liaison avec le Bayern pour revenir fouler la pelouse du Westfalenstadion, venant ainsi compléter un recrutement bien pensé et spectaculaire, bien qu'à moindre coût compte tenu des noms embauchés. Ce retour a néanmoins incité les dirigeants à vendre Abdou Diallo, parti se modeler sur Thiago Silva, Marquinhos et consorts au PSG. Un renoncement peut-être nécessaire ... Pour Lucien Favre - qui aura à portée de main des troupes solides, talentueuses, expérimentées, et dont les dents rayent le parquet - le gain pourrait bien être considérable. Le coach suisse, qui semble avoir touché le gros lot, aura de quoi faire pour chatouiller les chevilles du géant bavarois la saison prochaine. Chose déjà accomplie et entraperçue en Supercoupe d'Allemagne au début du mois d'août. Reste maintenant à conserver une forme d'exigence, en consolidant les principes flairés par instants la saison dernière.

Parce que Marco Reus est revenu au top

Dix-sept, comme son nombre de pions plantés la saison dernière. Onze, comme le nombre d'offrandes faites à ses partenaires. Touché, mais pas coulé. Victime de pépins plus ou moins graves depuis de trop nombreuses années, Marco Reus a repris du poil de la bête la saison dernière. Si ses adducteurs ont sifflé, l'obligeant à se tenir à l'écart du cuir trois semaines durant au mois de février, l'Allemand a recouvré, outre son brassard de capitaine, ses nombreuses aptitudes, physiques et techniques. Pour la plus grande joie du Borussia et de ses fans. Une chance aussi pour Lucien Favre, qui ne s'est pas gêné de l'aligner à maintes et maintes reprises. Logique à l'aune de la personnalité du joueur, avide de jeu. Et à trente ans, l'ancien du Borussia Mönchengladbach, qui n'a soulevé qu'une fois la Coupe d'Allemagne et trois fois la modeste Supercoupe, caresse l'espoir de glaner le premier titre de champion de sa carrière. Afin de mettre fin à cette atroce anomalie et à l'hégémonie sans partage du Bayern.

Parce que le collectif du Bayern est en perdition

Le départ de Pep Guardiola, parti conduire la destinée de Manchester City outre-Manche, a indubitablement constitué un coup d'arrêt dans le bon fonctionnement de l'organisme Bayern. Carlo Ancelotti s'est par exemple cassé les dents en Bavière, ne parvenant pas vraiment à s'imprégner de l'environnement, tandis que Niko Kovac, lui, n'a pas séduit son petit monde. Seul l'intérim de Jupp Heynckes, alors sorti de sa retraite à l'automne 2017, avait ramené un peu d'entrain à une escouade en décomposition. Mais cette petite parenthèse enchantée n'a pas connu de suite heureuse. Et pour cause, le Bayern n'a eu de cesse de s'atrophier collectivement ces dernières années, se reposant bien souvent sur ses individualités - Lewandowki et Kimmich en premier lieu. Et les derniers résultats du club en sont une preuve. En Europe, tout d'abord. Depuis 2016, le Bayern n'a goûté qu'une seule fois à une demi-finale de Ligue des champions, avec Heynckes donc. Pire encore, la saison passée, il était balayé dans son antre, en huitième de finale retour par Liverpool, futur vainqueur de la compétition (1-3). Et en Bundesliga, la bande à Kovac a sué sang et eau pour conserver son titre de champion, profitant très largement de la baisse de régime du Borussia Dormund dans la dernière ligne droite, peut-être trop tendre pour tenir sur la durée et accrocher le trophée. Et les Borussen, apprenant sans aucun doute de leurs erreurs, ne se feront cette fois pas prier pour s'engouffrer dans la brèche et tenter d'accrocher la neuvième couronne de leur histoire.

Le Borussia Dortmund a-t-il les moyens d'être champion cette saison ?

Mehdi Arhab

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Gaucho 16 août à 14:55

Souhaitons la même chose à la L1 avec l OL vis à vis du PSG.

boubaker54 16 août à 12:51

Oui Dortmund a les moyen mais pas que cette équipe d'autres sont aussi capable car le Bayern a étét une équipe irréguliére la saison passée.

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