.Animateurs, jardiniers, satdium managers: c'était jour de récompenses vendredi à la Ligue.
Trophées LFP

Trophées LFP : l'OL champion des tribunes, doublé du PSG (pelouse et animateur)

Le jardinier du PSG, Jonathan Calderwood, et l'animateur du Parc des Princes, Michel Montana, ont reçu vendredi les trophées LFP des meilleurs pelouses et "micros" de L1. Mais Paris est devancé par l'OL au Championnat des tribunes.

Tribunes : l'ambiance au Parc des Princes plombe le PSG

«Heureusement que l'Olympique lyonnais était là pour enlever un titre au PSG», nous a glissé avec malice Xavier Pierrot, le stadium manager du Parc OL, après avoir reçu vendredi midi au siège de la Ligue de Football Professionnel le trophée de champion des tribunes 2015-2016 des mains de Didier Quillot, nouveau directeur général exécutif de la LFP. Lyon (280 points) devance le PSG, 2e (234 points), et Guingamp, 3e (224 points).

Ce classement des tribunes a été établi selon quatre critères : l'ambiance dans les stades (Angers 1er), les animations mises en place par les clubs (Rennes 1er), l'engagement des fans sur les réseaux sociaux (Marseille 1er) et le taux de remplissage du stade (PSG 1er).

Le PSG seulement 12e sur l'ambiance

C'est l'énorme avance de Paris sur ce dernier critère qui lui permet de challenger l'OL, lui-même jamais premier mais bien placé sur chaque critère. «Un signe de plus que la transition entre Gerland et le Parc OL s'est bien passée puisque ce trophée récompense les deux stades sur l'ensemble de la saison», s'est-on encore réjoui côté lyonnais.

Pour un interlocuteur parisien présent à la cérémonie, la mauvaise place du PSG sur le critère de l'ambiance dans les stades (12e) serait encore «la rançon du plan [de sécurité] Leproux qui était indispensable mais a pu faire décliner l'ambiance au Parc des Princes». «Elle reste très belle», selon lui, et «va aller encore en s'améliorant», a-t-il promis.
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Main tendue aux supporters, hommage à Didier Le Botmel

Didier Quillot, qui s'est excusé de «ne pas connaître encore tous les stades, comme celui de Guingamp», a profité de ces récompenses aux tribunes les plus animées pour annoncer un rendez-vous, «la semaine prochaine», avec des représentants de l'Association nationale des supporters (ANS). Souhaitant visiblement dissiper la méfiance qui s'était installée entre l'ancien président de la Ligue, Frédéric Thiriez, et les supporters, il a tendu la main : «La Ligue doit travailler avec les supporters et être perçue comme un acteur favorisant le spectacle dans les stades, a-t-il dit. Il faut améliorer nos relations.»

Le Championnat des tribunes a également récompensé en Ligue 2 Dijon, Lens et Nancy. Toujours en Ligue 2, Dijon a aussi remporté le trophée de meilleur animateur de stade. Anthony Buonocore, sacré "micro d'or" (pour reprendre l'ancienne dénomination du prix), ne va pas chômer cet été puisque le jeune speaker du stade Gaston-Gérard a été retenu par l'UEFA pour animer le stade Pierre-Mauroy lors de l'Euro (10 juin-10 juillet).

Des applaudissements ont accompagné l'hommage rendu à la mémoire de l'animateur du FC Lorient, Didier Le Botmel, décédé vendredi dernier. Il avait remporté le trophée de meilleur speaker à quatre reprises. Sa formule favorite, rappelée par ses pairs, était à elle seule tout un programme : «Le football, c'est la fête, et la fête, c'est le football».
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Trois sur trois pour Jonathan Calderwood

Comme Dijon, le PSG signe un doublé. L'animateur du Parc des Princes, Michel Montana, homme de radio, spécialiste du doublage et voix de nombreux documentaires et publicités, a remporté son troisième prix après 2009 et 2012. Officiant dans l'enceinte parisienne depuis la Coupe du monde 1998, il a raconté avoir «déjà dit adieu à de nombreuses stars du PSG : Raï, Pauleta, et bien sûr, cette année, Zlatan Ibrahimovic».
Jonathan Calderwood, le
Jonathan Calderwood, le "greenkeeper" du Parc des Princes, remporte un 3e titre consécutif.
Paris, enfin, a reçu le prix de la meilleure pelouse de L1. Ce trophée, comme les autres, est arrivé tardivement au siège de la Ligue, en raison de la grève du jour à la SNCF, un incident qui n'a pas ému Jonathan Calderwood, le "greenkeeper" nord-irlandais du PSG qui a transformé la pelouse du Parc en l'un des plus beaux billards du continent.

C'était - aussi - joué depuis un moment : comme dans le "vrai" Championnat, le PSG a très vite pris ses aises au sommet du classement qui a mesuré cette saison la qualité des pelouses naturelles de Ligue 1 (le synthétique de Lorient n'a pas été noté). En tête dès le deuxième match de Paris à domicile (4e journée), le jardinier parisien réussit un carton plein puisqu'il a remporté les trois trophées mis en jeu par la Ligue depuis 2013.

«Avec une note de 18,9 sur 20 qui frôle l'excellence», le PSG devance Troyes (18,1) et Guingamp (17,8), deux autres clubs dont les stades sont équipés de pelouses "à substrat renforcé" (avec des fibres synthétiques). A noter la belle performance de Guingamp qui occupe deux podiums sur trois, pour ses tribunes et donc aussi pour sa pelouse.
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La pelouse, nouvel enjeu de la Licence Club

«Notre "plan Marshall" pour la qualité des pelouses a permis de combler notre retard dans ce domaine», s'est félicité Raymond Chapelon, président de la commission surfaces de Jeu de la LFP. Il a souligné que le nombre de pelouses hybrides avaient progressé «de deux à treize en L1 et L2 ces trois dernières saisons». Le FC Metz, promu en Ligue 1 et vainqueur du Championnat des pelouses de Ligue 2, est également équipé d'une telle surface. Au palmarès de la saison écoulée, le rectangle vert du club lorrain précède deux pelouses terre/sable, Lens (substrat élaboré) et Clermont-Ferrand (substrat simple).

Loin de compter pour du beurre, le Championnat des pelouses aura au contraire un impact immédiat et important pour les clubs. Les notes finales dévoilées vendredi entreront en effet pour la première fois en 2016-2017 dans le calcul des points de la Licence Club. Avec des conséquences pas forcément anodines pour les finances des écuries de Ligue 1 et Ligue 2 puisque l'obtention de la ladite Licence conditionne le versement de 20% des droits TV. Parmi de nombreux autres critères d'attribution de la Licence Club (qualité des insfrastructures, de la formation, de la sécurité, des compétences internes), les onze "critères pelouse" représenteront 5,3% de ces points.
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