Que s'est-il passé entre Battiston et Schumacher en 1982 ? (L'Equipe)

Tu es fan de l'Allemagne, quand...

Ton joueur préféré est Franz Beckenbauer. Tu trouves que la moustache, c'est super classe. Et que la bière, c'est bien meilleur que le vin. Inutile de le cacher plus longtemps : tu es supporter de la Nationalmannschaft.

Tu ne vois toujours pas la faute de Schumacher sur Battiston

8 juillet 1982. Tu es tranquillou dans ton canapé devant ce France - RFA, une barre de Raider dans une main, un verre de Tang dans l’autre. Enfin tranquillou, pas vraiment. Monique, ta femme, ne te laisse pas savourer cette demi-finale et n’arrête pas de te déranger. Tu as beau mettre le son de ton téléviseur plus fort, rien n’y fait. Tu restes malgré tout stoïque. Concentré sur le match. Platini lance Battiston dans la profondeur, il se retrouve face à Schumacher. Quand soudain, c'est le drame. Monique se plante devant la télé : «Tu m’écoutes quand je te parle ?!» Le temps de gérer l’incident, retour au direct. Le Français est au sol. Inconscient. Tu ne comprends pas pourquoi. Le ralenti de l’action passe enfin, mais Monique détourne encore ton attention. Battiston est évacué. M. Corver accorde un 6 mètres aux Allemands. Ça fait 32 ans que tu entends Thierry Roland crier au scandale mais tu ne sais toujours pas ce qu’il s’est passé entre Battiston et Schumacher. 32 ans. On est sympa, on te met la vidéo de l’action. Enfin, sauf si Monique…

Tu trouves que Beckenbauer est le plus grand joueur de l'histoire

Pelé, Cruyff, Platini, Maradona ou Zidane. Les artistes, ça n’a jamais été ton truc. Toi, tu es plutôt du genre à apprécier un beau tacle, une belle relance ou une tête sur la ligne. En fin connaisseur de la chose footballistique, tu sais qu’une victoire, ça se construit de l’arrière. En défense. Et niveau défenseur, il y en a un que tu idolâtres : Franz Beckenbauer. Sens du placement hors-norme, élégance balle au pied, meneur d’hommes, le beau Franz c’était la perfection sur un terrain. En plus, il a tout gagné. Aussi bien comme joueur (Mondial, C1, C2, Championnats, Coupes) que comme entraîneur (Mondial, C3, Championnats). Et il a toujours le mot juste pour remettre les blancs-becs de l’actuelle génération à leur place. Non vraiment, ce Franz n’a aucun défaut.

Tu trouves que la moustache, c'est la méga-classe

Tous les matins, lorsque tu te regardes dans ta glace, tu ne peux pas t’empêcher d’avoir un petit sourire. Et te dire, au sujet de ta bacchante que tu arbores fièrement : «La moustache, c’est quand même la classe». La preuve : même les hipsters l'ont adoptée. En plus, avec le retour des beaux jours, tu vas enfin pouvoir ressortir tes Birken… (tut tut pas de marque). C’est quand même bien plus confortable qu’une paire de tongs. Et, niveau confort, rien de tel qu’une bonne paire de chaussettes pour réguler la transpiration. Tu n’as aucun doute. Le combo moustache - Birk - chaussettes, c’est ton atout séduction.

Tu trouves que la bière est bien meilleure que le vin

Tu as essayé une fois, quand tu étais jeune et insouciant : boire un verre de vin pendant un match. On ne t’y reprendra plus. Pour toi, rien de tel qu’une bonne bière bien fraîche pour regarder du foot. Et d’agrémenter cette noble boisson d’un bon paquet de bretzels. Du saucisson ? Pourquoi pas du camembert pendant qu’on y est ?! Un match de foot, c’est bière et bretzels. Un point c’est tout.

Tu trouves que Berlin est la plus belle ville du monde

Ach Berlin. Ça fait 20 ans que tu y es allé, mais tu t’en souviens comme si c’était hier. Quel bonheur de se promener sous les tilleuls (Unter den Linden), de prendre une photo au Checkpoint Charlie, de regarder l’heure française sur l’horloge universelle (Alexanderplatz) ou d’admirer la cathédrale Frauenkirche. Elle est à Munich ? Peu importe. Berlin, c’est vaste, c’est propre, c’est vert et ça reste ta ville préférée. Rien à voir avec Paris.