dugarry (christophe) zidane (zinedine) deschamps (didier) henry (thierry) trezeguet (david) (B.Papon/L'Equipe)
Dans la légende

Un but en or de David Trezeguet offre l'Euro 2000 à l'équipe de France face à l'Italie

Championne du monde en titre, l'équipe de France a également remporté l'Euro en renversant l'Italie en finale, à Rotterdam. Wiltord a égalisé au bout du temps additionnel, avant que Trezeguet n'inscrive le but en or. Tout simplement incroyable...

La leçon : Ces Bleus ne lâchent rien

Son premier titre de championne du monde n'était visiblement pas suffisant pour étancher sa soif de titres. Accrochée et bousculée par une sélection italienne solide et disciplinée, comme toujours, l'équipe de France n'a jamais renoncé dans cette finale de l'Euro 2000, à Rotterdam. Même pas dans le temps additionnel, alors qu'elle était menée au score et de moins en moins dangereuse au fur et à mesure que les dernières minutes défilaient. Sur un ultime coup franc de Fabien Barthez devant sa propre surface de réparation, David Trezeguet trouvait le moyen de placer sa tête pour servir Sylvain Wiltord dans la surface, qui s'en allait arracher la prolongation d'une frappe croisée improbable (1-1, 90e+4).
Thierry Henry, lui, se chargeait de faire comprendre aux Italiens, debout et prêts à célébrer, qu'ils pouvaient se rasseoir. Que rien n'était fini. Et il avait raison. Le même Trezeguet, remplaçant au coup d'envoi avant d'être lancé dans la bataille à la 77e minute, pliait alors l'affaire dans la première période de la prolongation, d'une demi-volée du gauche aussi pure que retentissante avec la règle du but en or. Ce but a tout simplement propulsé les Bleus sur le toit de l'Europe, seize ans après leur première et unique victoire dans la compétition. Et deux années seulement après leur sacre à la Coupe du monde. Un doublé retentissant, qui restera forcément gravé dans les mémoires.
13 tirs cadrés à 3 pour les Bleus.
Avant cela, Zinédine Zidane et ses copains avaient plutôt eu la mainmise sur le jeu mais n'avaient jamais réussi à tromper Toldo, malgré pas mal d'occasions, notamment pour Henry (13 tirs cadrés à 3 pour les Bleus au final). Et Marco Delvecchio n'avait pas tremblé pour donner l'avantage aux siens, sur un centre parfait de Gianluca Pessotto (55e). Longtemps, la Nazionale a elle aussi cru remporter le deuxième sacre européen de son histoire. Mais c'était sans compter sur le mental et la détermination d'une équipe de France insatiable. Et plus que jamais entrée dans l'histoire.

Le gagnant : Trezeguet a tout changé

On aurait tous pu les citer, ou presque. Barthez pour son sauvetage devant Alessandro Del Piero (85e), Roger Lemerre pour son coaching ultra gagnant (les trois joueurs entrants ont été à l'origine ou à la finition des deux buts), mais comment ne pas mettre David Trezeguet dans la lumière ? Laissé sur le banc au coup d'envoi par le sélectionneur, qui a préféré titulariser Thierry Henry en pointe, celui qui vient tout juste d'être transféré à la Juve a tout renversé quand il est entré. D'une tête rageuse, il a d'abord servi Wiltord pour l'égalisation, avant d'enfiler le costume du héros dans la foulée. Un costume qui lui va finalement comme un gant...

Le perdant : Del Piero pourra s'en vouloir

Lancé dans le grand bain peu après la pause en lieu et place de Fiore, Alessandro Del Piero a eu le but du break, et certainement de la victoire finale, au bout du pied à deux reprises, sur deux services parfaits de Francesco Totti. Mais le Turinois a à chaque fois manqué de justesse. Il a d'abord (beaucoup) trop croisé sa frappe alors qu'il était bien placé dans la surface, avant de voir Barthez repousser son tir à bout portant, peut-être trop timide, à quelques minutes du coup sifflet final. Si les Italiens dans leur ensemble auront certainement un goût amer en bouche au vu du scénario de la rencontre, Del Piero pourrait bien en faire des cauchemars pendant de longues semaines...
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RensenbrinkRIP 21 avr. à 17:43

Il fut un temps où lancer une pièce de monnaie (et non pas un but en or ou des penalties) décidait du sort d'une rencontre. Cela s'est passé, par exemple, en demi-finale du championnat d'Europe 1968 (Italie-URSS). Dans certaines compétitions (de jeunes surtout), le plus grand nombre de corners concédés faisait aussi perdre une équipe en cas d'égalité.

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