Soccer Football - Bundesliga - Borussia Dortmund v Schalke 04 - Signal Iduna Park, Dortmund, Germany - May 16, 2020 Dortmund's Erling Braut Haaland celebrates scoring their first goal as play resumes behind closed doors following the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19) Martin Meissner/Pool via REUTERS  DFL regulations prohibit any use of photographs as image sequences and/or quasi-video     TPX IMAGES OF THE DAY (Reuters)
Allemagne - Dortmund

«Un mix de Vieri, Ronaldo et Inzaghi» : l'attaquant du Borussia Dortmund Erling Haaland vu par la presse européenne

Dix buts et deux passes décisives en dix matches de Bundesliga, comment ne pas loucher sur le Norvégien Erling Haaland ? En quelques mois, le jeune buteur de Dortmund s'est révélé aux yeux du monde. Aujourd'hui, l'Europe en est complètement gaga. Revue de presse.

«Erling Haaland est devenu une attraction à lui tout seul», attaque le Mundo Deportivo. Comment contredire le média espagnol ? Déjà bankable à Salzbourg, il était incontestablement le joueur le plus zieuté avant le confinement, porté par des débuts étincelants avec le Borussia Dortmund. Des promesses qui expliquent qu'une des raisons pour lesquelles le public regarde la Bundesliga, c'est lui. Les plus nombreux sont-ils ceux qui vont observer le BVB de Lucien Favre ou le Norvégien marquer un but ? Pourtant, impossible de leur jeter la première pierre tant il est intéressant de le voir dans l'effectif huilé des Borussen. Une intégration éclair résumée par Sky Sports : «Malgré son âge, Haaland a déjà l'air d'être un produit fini à en voir ses performances matures. Quand il faut faire des efforts difficiles, il les fait, quand il faut faire la bonne course, il se faufile, et lorsqu'une occasion se présente, il la conclut.»

Un crédit inépuisable ?

En réalité, c'est plus compliqué que ça. Il peut arriver que le buteur manque un match. C'était le cas samedi à Wolfsburg, alors bien cadenassé. Mais qu'importe, ce n'est pas un match qui va faire baisser sa cote. Le quotidien espagnol Marca, qui voit les rumeurs le liant au FC Barcelone ou au Real Madrid fuser, sait de quoi il parle : «Face à Wolfsburg, on attendait beaucoup du Norvégien, mais il s'est à peine montré. C'est le quatrième match de Bundesliga au cours duquel il n'a pas marqué. Mais contre le Bayern, il attirera à nouveau toute l'attention.» C'est un fait, Erling Haaland fascine toute l'Europe. L'Angleterre et l'Espagne donc, mais aussi l'Italie. La Gazzetta dello Sport n'est pas avare en compliments : «Le Norvégien ressemble à une combinaison de plusieurs grands attaquants. Il a la puissance de Vieri et de Lukaku, la frappe de Ronaldo et l'opportunisme dans la surface d'Inzaghi, mais aussi une faculté innée de course en contre-attaque.»
«Il peut devenir un deuxième Lewandowski» (Ottmar Hitzfeld)
Et puis l'Allemagne, évidemment. Outre-Rhin, on ne voit plus Haaland comme une belle addition à l'effectif de Dortmund. Non, c'est plutôt «le BVB qui devrait être heureux d'avoir Haaland» selon Kicker. Rien que ça. Quand Ottmar Hitzfeld, ancien coach de Dortmund et du Bayern, est interrogé par le média allemand, il est encore plus loquace : «On trouve rarement un attaquant aussi complet qui possède ses qualités de finition et de vitesse, et qui est aussi une tour dans les airs. Il peut devenir un deuxième Lewandowski». À condition de rester en Bundesliga, bien sûr. Mais journalistes et supporters ne sont pas les seuls étrangers à le lorgner de près. Les scouts aussi. Le mercato, ce jeu du chat et de la souris dont raffolent les médias espagnols. Ainsi, ils n'hésitent pas à publier des opinions tranchées. Comme Sport avec Jordi Cruyff : «Si j'étais un grand club, comme le Barça, j'aimerais que Haaland soit mon numéro 9 dans un 4-3-3. Il apporterait de la jeunesse, de la taille, de la vitesse et cet instinct de tueur qui offre de l'animation et de la variété en attaque.»
Tous s'accordent à dire qu'Erling Haaland est le grand attaquant de demain. Peu de nuance dans les propos donc. Tout cela, c'est avant le Klassiker au sommet de ce mardi. Pas sûr que la presse européenne soit aussi tendre avec lui s'il passe à côté de son match. En attendant, ce devrait être un plaisir de le voir défier la défense du Bayern. Surtout dans ce contexte sanitaire qui nous a privé de football pendant de longues semaines. Épilogue signé la Gazzetta : «Haaland nous manquait. Et il manquait au foot quelqu'un comme Haaland.»
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Heraclite 26 mai à 13:31

Attention à la precipitation. En ce moment les defenseurs de Bundesliga ressemblent à des plots. Face à une défense agressive (type Paris au match retour contre Dortmund) Haaland, pour le moment, ressemble plus à Giroud qu'à Ronaldo (le vrai, le brésilien, pas son homonyme portugais).

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