(L'Equipe)
Ligue 1 - 7e journée

Un Nice à double visage vient à bout de Saint-Étienne

Incompréhensible. Oui, les Niçois ont pris les trois points en terres stéphanoises (3-1). Mais le visage affiché en deuxième période par les hommes de Vieira a de quoi inquiéter.

La leçon : La schizophrénie niçoise

Difficile d'expliquer la pathologie azuréenne sur cette rencontre mais elle a de quoi inquiéter. Certes, les Aiglons ressortent avec une deuxième victoire consécutive et trois points dans leur poche de leur excursion forézienne (3-1). Mais que dire de cette seconde période apathique et inquiétante au possible. Si loin des standards d'un premier acte où les hommes de Patrick Vieira ont marché sur leur adversaire. Avec un trio défensif solide Bambu-Dante-Nsoki et des pistons très haut sur le terrain, Nice a bousillé la tentative tactique de Claude Puel qui avait lui aussi sorti une défense à trois. Le technicien des Verts devant sa défaite devant l'ancien champion du monde 1998 a d'ailleurs remanié son onze en 4-2-3-1 fissa en voyant ses ouailles couler à pic à la demi-heure de jeu. Car l'OGC Nice a frappé très vite. Dès la 8e minute, Moulin ratait sa sortie en boxant mal un ballon sur corner. À l'affût, Pierre Lees-Melou, seul dans la surface, smashait une volée qui trompait le portier des Verts (0-1). Quelques minutes plus tard, les montées incessantes des latéraux niçois faisaient un mal fou aux joueurs de l'ASSE. Lotomba hyperactif trouvait Gouiri sur un centre ciselé. L'ancien Lyonnais loupait sa tête, seul aux 5 mètres et trouvait Moulin sur sa trajectoire. À charge de revanche... Après une énième combinaison Thuram-Lotomba sur la droite, ce dernier centrait fort au premier. Le gamin Sow n'écoutait pas les hurlements de son portier qui lui demandait de laisser passer. Une légère déviation qui fait mal. Moulin se trouait et Gouiri n'avait plus qu'à conclure (0-2, 31e).
 
À la pause, les murs de Geoffroy-Guichard ont dû trembler et les vocalises de Claude Puel ont eu pour don de donner un second souffle aux Verts. Exit Sow et un Krasso transparent, Bouanga et Trauco entrent en jeu, le convaincant Retsos reprend sa place dans l'axe de la défense après avoir dépanné à gauche et le bloc stéphanois monte d'un cran et pousse le bouton pressing au maximum. Arc-boutés dans leur camp avec une ligne de cinq, une ligne de quatre et Gouiri isolé en pointe, Nice bégaie son football. Benitez se troue sur une passe en retrait. Hamouma, plein de sang-froid s'empare du ballon, lève la tête et sert Aouchiche sur un plateau d'argent (1-2, 57e). La donne a changé. Les Nissarts ne cessent de reculer à en finir presque dans le kop des Magic Fans. Hamouma, intenable dans le deuxième acte, est lancé en profondeur par une touche maligne. Dante fait faute et coupe sa course. C'est évident pour tout le monde sauf M. Delerue qui laisse couler (66e). L'ancien Sochalien frôle l'égalisation sur un coup franc (65e) et les Verts tentent le tout pour le tout. Les Aiglons résistent maladroitement, arrêtent de jouer et croisent les doigts au petit bonheur la chance de ne pas encaisser le but du 2-2. Bien leur en prend finalement avec un contre assassin orchestré par Dan Ndoye qui d'une frappe complètement ratée trouve Myziane Maolida qui pousse le cuir du plat du pied (1-3, 90+2e). Les Verts auraient mérité mieux sur leur seconde période et les Niçois ne pourront se gargariser d'un beau premier acte et jeter la pièce en l'air en espérant que ça ne craque. Ça ne peut pas marcher à tous les coups.

Le gagnant : Gouiri, au bon souvenir lyonnais

L'ironie est cruelle pour les Verts. Transpercés par deux Gones, les supporters stéphanois auront encore plus de mal à digérer la défaite. Maolida et Gouiri ont joué un vilain tour au rival honni de l'OL. Surtout ce dernier... Actif à la pointe de l'attaque, juste dans ses remises et ses appels, Amine Gouiri a secoué l'axe central forézien jusqu'à le faire craquer sur son but. Ses prises de balles sont toujours un délice et il prend de plus en plus d'épaisseur au fil des rencontres. Peut-être LA plus belle affaire de ce mercato.

Le perdant : Moulin fait tourner les coeurs stéphanois

Pas très sûr le portier des Verts... Coupable d'une sortie loupée et d'un manque de communication avec son jeune défenseur Sow, Jessy Moulin a coûté cher à l'ASSE ce dimanche. Et certains supporters des Verts commencent à regretter Stéphane Ruffier. Personnage aimé du côté de Geoffroy-Guichard, Moulin doit se reprendre en main pour ne pas que le vent tourne en sa défaveur. Même s'il n'est pas l'unique fautif, loin de là.

J.T.
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labiscole 18 oct. à 22:03

Un commentaire qui devrait être écrit en vert ou par quelqu'un qui n'a pas vu le match...

nicea 18 oct. à 19:34

On s'en sort bien ......c'est une blague , on à voulu gérer en 2° mi temps , une erreur de relance remet les verts dans le match et on poussé , la jeunesse de l'équipe à montré un peu de fébrilité mais bon ..3-1

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