Soccer Football - French Super Cup - Paris Saint-Germain v AS Monaco - Shenzhen's Longgang Stadium, China - August 4, 2018 - Paris Saint-Germain's Angel Di Maria celebrates after scoring. REUTERS/Bobby Yip (Reuters)
Trophée des Champions

Un PSG rajeuni écrase Monaco et remporte son sixième Trophée des champions consécutif

Malgré une formation rajeunie et un Neymar sur le banc, le PSG a étrillé l'AS Monaco ce samedi à l'occasion du Trophée des champions (4-0). C'est le sixième titre consécutif glané par le PSG dans cette compétition.

La leçon : Les principes de Tuchel et un premier titre

Pour Thomas Tuchel, c'est un premier match officiel, une première victoire, et un premier titre. Surprenant dans sa composition d'équipe, jeune (voir paragraphe suivant), le nouvel entraîneur allemand a laissé entrevoir plusieurs principes de jeu. Positionnés dans un 4-3-3, système PSG par excellence ces dernières années, les champions de France ont dominé leur sujet et réussi à surpasser une équipe de Monaco encore limitée en termes d'organisation et de rythme, mais qui va, comme chaque année sûrement, monter en puissance. Tuchel, lui, semble avoir déjà mis une pincée de sa philosophie, très iconoclaste par rapport aux précédentes. Dans l'utilisation de la largeur, les renversements de jeu, le positionnement et la recherche de l'homme libre, ses joueurs ont excellé - certes bien aidé par l'ASM (voir perdant) -, et trouvé facilement des solutions. À l'image du deuxième but signé Christopher Nkunku (1-0, 40e), on a aussi vu les Parisiens patients dans l'utilisation du ballon, et notamment sur les attaques placées. Tuchel, comme il l'a signalé en fin de rencontre au micro de beIN Sports, a apprécié, en toute logique, le job collectif.
Réputé pour faire jouer les jeunes pousses et les faire progresser, Tuchel n'a pas hésité à aligner Dagba et N'Soki sur les côtés de sa défense.
Autre corde à l'arc de Tuchel, les jeunes. Réputé pour les faire jouer et surtout les faire progresser, il n'a pas hésité à aligner Dagba et N'Soki sur les côtés de sa défense, ainsi que Timothy Weah en pointe. Si l'international américain n'a pas signé un grand match malgré son but, la prestation des deux jeunes latéraux a surpris et satisfait les supporters rouge et bleu. Colin Dagba, percutant et fin techniquement, en témoigne son un contre un face à Serrano (25e), a marqué des points. Au même titre que Stanley N'Soki, latéral polyvalent, qui a délivré deux passes décisives. Le PSG va donc rentrer en France certain de ses forces, avant de retrouver ses champions du monde français (Mbappé, Kimpembe, Areola), Edinson Cavani et Thomas Meunier, et démarrer une nouvelle saison de Ligue 1 face à Caen.

Le gagnant : Le trio Nkunku-Verratti-Rabiot, ça roule

Le match s'est peut-être joué là, autour du rond central et même un peu plus haut. Car le trio composé de Verratti, Rabiot puis Nkunku (ce dernier positionné plus haut et bien plus latéral) a su distribuer, rayonner, orienter et utiliser la largeur comme le jeu entre les lignes. Via des passes et redoublements en une touche de balle, souvent, des déplacements et permutations judicieuses, aussi. Nkunku, lui, a permis d'apporter du surnombre dans la surface, dans les moments où Di Maria jouait plus bas, et son but avant la mi-temps vient conclure une préparation très réussie pour le Titi parisien. Le jeune milieu polyvalent a également permis d'apporter le danger en percussion, venant chercher le cuir juste derrière les trois milieux monégasques. Des ballons génialement offerts par Marco Verratti, homme du match noté 8 par FF.fr, Rabiot naviguant quant à lui entre les lignes. Un jeu à vide dans lequel il avait montré quelques limites auparavant, mais Tuchel peut être très satisfait. Son animation a (très) bien fonctionné.

Le perdant : Un no man's land monégasque

Les supporters monégasques ont tremblé, bien avant le début du match, en découvrant les compositions probables puis les officielles. Un onze très rajeuni, une défense à trois inhabituelle mais surtout une organisation qui laissait bien trop d'espace aux Parisiens pour exploiter leurs failles. Un fossé - parfois de 25 mètres - se créait entre la défense et le milieu de terrain, et il n'en fallait pas plus aux hommes de Tuchel pour s'adonner aux dédoublements et aux projections. Pelé et Aholou, récupérateurs solides mais peut-être en manque de jus, n'ont jamais pesé sur Diarra, Verratti et cie. Et c'est en toute logique que l'AS Monaco s'est inclinée dans ce premier match officiel (4-0), malgré quelques bons temps forts en première période.
Antoine Bourlon
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ibrag222 4 août à 20:50

Allez PSG

milhane 4 août à 16:42

Paris est magique on va tout cassé cette saison