Unai EMERY a Madrid pour France Football (J. Faure/L'Equipe)
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Unai Emery en entretien exclusif dans FF : «A Paris, j'ai raté l'occasion de devenir le meilleur entraîneur du monde.»

Il s'était fait très discret dans les médias français depuis son départ du Paris Saint-Germain en juin 2018. Malgré son éviction d'Arsenal, Unai Emery a accepté de revenir pour FF sur ses deux expériences contrastées mais intenses qui n'ont pas douché son enthousiasme et son amour pour le métier d'entraîneur. Extraits.

Sur les deux échecs du PSG en Ligue des Champions

«J'ai gagné le Championnat, quatre Coupes nationales et deux Trophées des champions. Mais l'objectif ultime, c'était la C1. La premièreannée (2017), en huitièmes de finale contre Barcelone, nous faisons un match aller de très haut niveau (4-0, le 14 février). Et au retour, on se fait éliminer car le VAR n'existait pas encore (1-6, le 8 mars). On a clairement été éliminés par des décisions d'arbitrage. La seconde année, contre le Real Madrid, on s'incline devant une équipe (1-3, 1-2) qui signe un triplé historique (trois Ligues des champions d'affilée, 2016, 2017 et 2018), et encore, au match aller, on pourrait aussi trouver à redire sur l'arbitrage. Bilan : on a perdu la première fois sur des décisions arbitrales et la seconde contre le champion en titre et à venir. (...)»

Sur sa gestion de Thiago Silva

«Je voulais que l'équipe défende plus haut. Thiago Silva est un super joueur mais je voulais qu'il soit plus haut et je n'ai pas réussi à lui faire accepter cela. Je voulais qu'il sorte de sa zone de confort, qu'il ose défendre plus haut pour que la pression générale de l'équipe sur l'adversaire soit plus efficace. J'ai travaillé avec lui pour lui faire accepter cela mais je n'ai pas réussi. Et cette caractéristique du jeu de Thiago Silva rejaillissait sur toute l'équipe qui, sous la pression, avait une tendance naturelle à reculer. Comme au Camp Nou, la saison précédente. Pourtant, je donnais la consigne de remonter. Mais ça n'a pas été entendu...»

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Sur ses relations avec Nasser Al-Khelaïfi

«Je me suis toujours senti soutenu par le président Nasser. Par exemple, quand on était sur le point de faire signer Neymar, ç'a été à moi d'expliquer en personne à “Ney” que l'on allait faire l'équipe autour de lui. Avec un joueur aussi phénoménal, tu ne peux pas lui dire qu'il y a déjà une équipe et qu'il va devoir s'adapter. Tu dois faire l'équipe pour lui. Sinon, il ne vient pas, c'est certain. Le président et la direction parlent contrat. Mais c'est l'entraîneur qui doit le convaincre du projet de jeu.»

Sur son expérience à Arsenal

«Arsenal était un club sur la pente descendante depuis deux ans quand je suis arrivé. Nous avons enrayé cette chute et même commencé à redresser le club avec une finale de Ligue Europa (1-4 face à Chelsea en 2019) et une cinquième place en Championnat, à une longueur seulement de Tottenham alors que nous n'avons pris qu'un point sur les cinq dernières journées. On avait la qualification pour la C1 en main et ç'a mal tourné sur le final. Mais ç'a été une bonne saison et nous avions l'idée de continuer cette progression. Mais nous avons perdu nos quatre capitaines : (Laurent) Koscielny, (Petr) Cech, (Aaron) Ramsey et (Nacho) Monreal. Ce sont des personnalités qui nous ont manqué cette saison pour garder un cap. Et certaines stars n'ont pas eu la bonne attitude et demandaient plus qu'elles ne donnaient. Compte tenu de tout ça, il aurait fallu davantage de temps pour réussir la transition vers le nouvel Arsenal que je souhaitais. (...)»

Dave Appadoo avec Fred Hermel
L'intégralité de notre entretien exclusif avec Unai Emery est à retrouver en kiosques dès mardi ou ici en version numérique à partir de 18h.
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RIGOLS 13 févr. à 17:50

Il ne manque pas d'air! il a quand mème laissé Di Maria 2 ans ou presque sur le banc quand on vois ce que ce joueur est capable de faire sur un terrain, on reste plus modeste mais celà ne semble pas sa qualité première.De toutes façons avec l'effectif du PSG n'importe quel entraineur ferait la mème chose alors....

Silvaneric 12 févr. à 9:06

Quand on laisse "Il fenomeno Hatem" 18 mois sur le banc c'est qu'on n'a rien compris au jeu du football. Il n'y a qu'une justice et psg et arsenal l'ont bien rendue en lui coupant le cou.

mirsa83 10 févr. à 21:18

En gros c est jamais de sa faute

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