Soccer Football - UEFA Nations League - League A - Group 3 - Portugal v Italy - Estadio da Luz, Lisbon, Portugal - September 10, 2018  Italy's Mattia Caldara reacts   REUTERS/Rafael Marchante (Reuters)
L. Nations

«Une équipe dépourvue de personnalité», «un chantier» : les médias italiens critiquent la Nazionale après le défaite face au Portugal.

Après le match nul contre la Pologne vendredi (1-1), l'Italie a chuté contre le Portugal lundi (0-1). Une défaite qui laisse place à l'inquiétude du côté des médias locaux.

Les blessures ne se guérissent pas toutes à la même vitesse. Celles de la sélection italienne, absente de la dernière Coupe du monde en Russie, sont encore particulièrement douloureuses. Les médias locaux le ressentent, et ne sont pas tendres au lendemain du revers subi à domicile face à un Portugal privé de Cristiano Ronaldo (0-1). Pour résumer le tout, le Corriere dello Sport titre «Mah», comprenez-y «bof». La Gazzetta dello Sport joue avec l'hymne italien et son «l'Italia s'è desta» signifiant «l'Italie s'est réveillée», en affichant «l'Italie ne s'est pas réveillée» en Une de son édition du jour. À l'intérieur, le quotidien dénonce «une équipe dépourvue de personnalité».
Pourtant, le bouc émissaire du match contre la Pologne n'était pas là. «Cette fois, ce n'est pas la faute de Balotelli, resté en tribunes», rappelle avec cynisme Valerio Minutiello dans le Corriere dello Sport. En effet, Roberto Mancini avait effectué neuf changements par rapport à la première rencontre. Une «révolution tactique» qui «n'a pas payé» selon Itasportpress. «Changer trop de pions au moment de la reconstruction entraîne certaines conséquences, une chimie difficile à trouver», explique Sport Mediaset. Un constat partagé par la Gazzetta dello Sport : «après des mois de travail sur le 4-3-3, le 4-4-2 a ressurgi hier et a surpris tout le monde, y compris les joueurs. Dans la difficulté, il n'y a rien de plus rassurant que quelques certitudes. Verrouillez une idée et travaillez-là».

Le match contre le Portugal a largement déçu, et le score final aurait pu être plus sévère. «Le Portugal a gagné 1-0, a été plus technique et plus efficace, mais surtout plus fort», analyse Sport Mediaset. «Le danger était constant». Un homme a évité un plus lourd revers de la Nazionale selon Itasportpress : «Donnarumma a été le meilleur. [...] Le gardien de Milan a évité l'effondrement». Xavier Jacobelli utilise une belle métaphore dans Tuttosport : «Donnarumma, un géant parmi les Lilliputiens».
De l'autre côté du terrain, le secteur offensif ne rassure guère le Corriere dello Sport : «l'Italie a beaucoup souffert et n'a pas pu piquer en attaque. Immobile n'a jamais été trouvé, Zaza a tenté mais a été maîtrisé sans difficultés. Chiesa, après des débuts prometteurs, s'est doucement éteint». Pour dire : le meilleur buteur de la liste actuelle est le défenseur Giorgio Chiellini, avec huit buts... Sport Mediaset résume tout cela en deux mots : «un chantier». Et comme l'affirme le Corriere dello Sport, «le travail ne va pas manquer pour Mancini».
Florent Le Marquis
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ghys59 13 sept. à 19:49

l'italie repart de zéro. La squadra azzura paie aujourd'hui toutes les erreurs du passé, le nombre d'étrangers dans les clubs, les scandales ayant émaillé le Calcio, le vieillissement des meilleurs, et l'impréparation des nouvelles générations. Aujourd'hui, l'Italie est au plus bas, mais en 2010 et 2014, elle n'a pas dépassé le premier tour de la coupe du monde, et si elle fut finaliste du championnat d'Europe 2012, la suite fut d'une totale médiocrité.

PijourletPh 13 sept. à 8:39

Pour faire une équipe, il ne suffit pas d'avoir un bon entraineur, il faut des joueurs. Et là c'est le désert. Les italiens ont été surclassés au niveau technique. Jamais vu une équipe italienne aussi faible techniquement depuis... jamais vu en fait.

ramy123 12 sept. à 6:56

MAH Manchini

ombiloba1 11 sept. à 14:16

Entraîneur moyen que Mancini également...