rosier (valentin) diego carlos (J.Prevost/L'Equipe)

Valentin Rosier (Dijon) : «L'équipe de France ? J'y crois vraiment»

Valentin Rosier a entamé sa troisième saison à Dijon, la deuxième en tant que titulaire. La progression du DFCO, les clés de sa réussite, son avenir et l'équipe de France : le latéral droit de 22 ans s'est confié à FF.fr.

«Le début de saison de Dijon est très bon, avec trois victoires en quatre matches. Êtes-vous surpris ?
Je suis surtout surpris par les victoires à l'extérieur. On en est à deux, soit autant que sur toute la saison dernière. Sinon, on avait confiance en nos capacités, on savait ce qu'on était capables de faire. Mais aucun d'entre nous n'avait pensé réaliser un départ aussi bon.

Les prochains matches contre Angers et Reims sont-ils importants pour prendre des points en vue d'un maintien rapide ?
Oui, ce sont des points à ne pas laisser passer, surtout contre Angers (ce samedi, 20 heures) car on les joue à domicile. Après, on sait que c'est une bonne équipe défensive, qui joue bien les contre-attaques. Ce sera à nous de les en empêcher, on se doit de les battre.

Vous êtes un des joueurs majeurs de cette équipe qui plaît. Qu'est-ce que cela vous fait ?
C'est toujours bien. Quand je parle avec d'autres joueurs, ils disent qu'ils aiment la façon dont on joue. C'est vrai qu'y participer est flatteur. On suit les consignes du coach, qui veut qu'on joue tout le temps, et je pense qu'on s'en sort plutôt bien. C'est vraiment quelque chose de collectif, j'en suis très content et j'espère qu'on va continuer comme ça.

Cette saison, on sent une évolution dans le jeu dijonnais, avec notamment une défense plus solide. Partagez-vous cette impression ?
Oui. On avait conscience d'avoir pris trop de buts la saison dernière. Défensivement, on n'avait pas été assez bons, on veut rectifier cela cette année. Pour certains, on joue ensemble depuis deux ou trois ans, donc il y a forcément des liens qui se créent. On se connaît de mieux en mieux et ça facilite nos progrès défensifs. Cela se joue surtout sur des détails : le placement, la concentration... On bosse toujours sur ça et j'espère que ça va porter ses fruits.

Quel est le secret de votre entraîneur, Olivier Dall'Oglio ?
C'est mon seul entraîneur chez les professionnels donc je n'ai pas de quoi comparer. Mais il veut toujours que l'on joue, et c'est un vrai plus. Si tu es dans une équipe qui ne fait que balancer le ballon, tu prends moins de plaisir. Que ce soit avec le coach ou le staff, tout le monde s'entend bien.

Votre président, Olivier Delcourt, parle d'ailleurs du DFCO comme étant «une famille». Vous êtes d'accord ?
Complètement ! Je pense que c'est l'un des points qui fait que le club fonctionne bien. Le plus ancien de l'équipe peut rigoler avec le plus jeune, et je ne pense pas que ce soit comme ça dans tous les clubs. C'est ce qui fait la force du DFCO, j'espère que ça ne va pas changer. Il y a une vraie bonne entente entre tout le monde.

«Le coach veut toujours que l'on joue, et c'est un vrai plus»

Avoir un Yoann Gourcuff en plus dans le vestiaire par rapport à la saison dernière, c'est un réel avantage ?
C'est un plus. Il a fait une bonne carrière et a beaucoup d'expérience. Il va sûrement nous aider sur certains points, quand il va entrer en jeu ou être titulaire. Cela ne peut pas être une faiblesse de toute façon, j'en suis persuadé.

À titre personnel, certaines rumeurs cet été vous envoyaient en Angleterre notamment. Finalement, vous êtes resté à Dijon...
Je suis content d'être resté. C'est un club qui joue, un club qui vise le top 10, donc ça reste un bon choix pour moi. Après, si j'avais dû partir cet été, je serais parti. Si ça ne s'est pas fait, c'est un signe, c'est qu'il fallait que je reste. Le club voulait me garder et je n'étais pas contre. Certains joueurs sont partis rapidement et cela ne leur a pas réussi. Je préfère rester encore une année pour confirmer ce que j'ai montré la saison dernière, et je verrai par la suite.

Le poste de latéral droit n'est pas le plus fourni en équipe de France... vous y croyez ?
J'y crois vraiment, je pense réellement que c'est possible. Je sais qu'il y a du travail, que c'est dur d'y arriver. À moi de faire les choses pour. Je suis déjà chez les Espoirs, c'est une étape. Certains appelés chez les A sont passés par les Espoirs, d'autres pas du tout, donc ça veut à la fois dire beaucoup et rien du tout. Moi je veux être en A et je ferai tout pour ça.

Que peut-on vous souhaiter ?
Réaliser une bonne saison, faire dix passes décisives et être bon défensivement ; puis que Dijon soit dans le top 10, ce qu'on peut réussir. Pour l'avenir, on verra. Et marquer un but aussi, ce serait cool.

À la Pavard ?
Pourquoi pas...»

Valentin Rosier compte 5 sélections avec l'équipe de France Espoirs. (B.Papon/L'Equipe)

«Faire dix passes décisives»

Propos recueillis par Florent Le Marquis