(L'Equipe)
C'est mon avis

Vertige à Sunderland

Pour notre Correspondant en Angleterre Philippe Auclair, la descente de Sunderland en League One est une catastrophe... pour les supporters.

En Angleterre, ce genre de dégringolade s'appelle "faire un(e) Leeds", en souvenir de la chute du demi-finaliste de la Ligue des champions 2001 en D3 en l'espace d'une banqueroute éclair dans les années 2000. Un peu de patience, et on appellera ça "une Sunderland". Être éjectés de la Premier League, les Black Cats savent ce que c'est, c'est même presque une seconde nature pour eux, mais en profiter pour être aussitôt éjectés du Championship, en revanche, c'est inédit.

Mission accomplie ce week-end avec deux buts encaissés dans les cinq dernières minutes face à un corelégable, Burton Albion. Down and down, we go... avec une affluence moyenne de 27 600 spectateurs, une masse salariale supérieure à celle de cinq des équipes qui atteignirent les huitièmes de C1 l'an dernier, des joueurs payés à ne rien foutre, pardon, et qui s'en foutent, pardon encore, comme Jack Rodwell, salaire annuel : 2,3 M€, temps de jeu : cent quatre minutes, un manager cachetonneur et incapable (Chris Coleman, né pour être la vedette de «les Bronzés font du foot»), et un board dont on ne peut parler qu'en astérisques. Mais ils seront encore plus de 20 000 à aller au Stadium of Light l'an prochain, en League One, non pas des gogos, mais des fidèles qu'on a trahis.
Philippe Auclair

A lire aussi

Réagissez à cet article
500 caractères max