Ligue 1 - Lille

Yassine Benzia (Lille) : «Je ne vois plus de peur»

A deux jours du déplacement à Monaco (vendredi, 20h45), le milieu du LOSC veut croire que l'envahissement du terrain par les supporters lillois a été en partie digéré.

«Comment le groupe a digéré ce qu'il s'est passé samedi soir ?
Ça va mieux. Forcément, on a reparlé de ce qui s'est passé le lendemain. Mais on a vite fait abstraction de tout ça pour se remettre au boulot et préparer le match de vendredi.
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Mais avez-vous le sentiment que tous ont pu vraiment évacuer ?
Je ne suis pas dans la tête des joueurs. Mais je pense qu'il faut l'évacuer et penser au football. Bien sûr, c'est quelque chose de grave qui s'est passé mais il faut vite basculer vers le sportif, qui est le plus important.
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Cela peut-il servir comme motivation ?
Non pas forcément, ce n'est pas ça qui va faire qu'on va jouer mieux ou pas. On sait ce qu'on a à faire, il y a des moments difficiles, et ce n'est pas après un acte comme ça que les comportements vont changer. On est au courant de la situation, on sait qu'on est dans une situation difficile, faut vite se remettre au boulot. On n'a pas eu besoin de ça.
Avez-vous un message à faire passer aux supporters ?
Le message, tout le monde le connaît : ceux qui veulent nous soutenir et sauver le club sont les bienvenus. Après, il ne faut pas généraliser, ce n'est qu'une partie des supporters qui a fait cela. On sait qu'il y a beaucoup de vrais soutiens et on va s'appuyer là-dessus pour aider le club à se sortir de cette situation.
«La plupart des gens nous encouragent»
Vous sentez-vous capables d'arracher le maintien?
Bien sûr qu'on s'en sent capables. Il faut oublier ce qu'il s'est passé jusqu'à présent. Il reste neuf matches, c'est un nouveau championnat pour nous. C'est un Championnat à cinq, six équipes en bas. Il faut se concentrer là-dessus, prendre plus de points que ceux qui sont au contact avec nous.

Vous sentez-vous toujours soutenu en ville?
Oui, oui. Quand je fais mes courses ou que je vais à droite, à gauche, il y a du soutien. Ce n'est qu'une petite partie du public qui a manifesté son mécontentement contre Montpellier. Mais la plupart des gens nous encouragent et nous aident, donc c'est bien.
«J'ai vu de la peur le jour même, bien sûr»
Ces incidents vont être étudiés demain à la commission de discipline...
On n'a pas pensé à ça du tout et on n'a pas à penser à ça. On a à penser à notre match contre Monaco. Ce qui viendra, viendra. Une fois qu'il y aura eu sanction ou pas – j'espère qu'il n'y en aura pas -, on avisera. Mais pour le moment, on ne va pas émettre des hypothèses sur quoi que ce soit. On se concentre sur ce qu'on peut contrôler, et ce qu'on peut contrôler, c'est le terrain.

Cela pourrait quand même être néfaste pour le club.
On verra avec le temps, je ne suis pas dans la tête de tous les joueurs. Ce que je vois au quotidien, c'est que tout le monde se concentre sur le match, on ne parle plus de ce qui s'est passé. Je ne vois plus de peur. J'ai vu de la peur, le jour même, bien sûr, quand j'ai vu mes coéquipiers rentrer dans le vestiaire ; Ils étaient choqués. Mais il faut laisser ça derrière nous et avancer.»
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