Adidas, l'interview «rêve ou cauchemar»

Adidas France a lancé sa campagne pour la Coupe du monde lors d'une fête lundi soir en banlieue parisienne. Guillaume de Montplanet, le directeur marque d'Adidas France, s'est prêté au jeu d'une interview "All In Or Nothing" - "rêve ou cauchemar".

 

«Guillaume de Montplanet, Adidas est champion du monde en titre avec l'Espagne, mais aucun équipementier n'a enchaîné deux titres depuis 20 ans. Cauchemar ?
On ne l'espère pas bien sûr et ce serait au contraire un rêve si l'Espagne enchaînait ou si l'Allemagne ou l'Argentine par exemple prenaient la suite.
 
Pour la première fois dans une Coupe du monde, Adidas compte moins d'équipes (9) que Nike (10). Cauchemar ?
Absolument pas. C'est la qualité qui prime. Nous avons le champion du monde et d'Europe sortant, le champion d'Afrique avec le Nigeria, le champion d'Asie avec le Japon, le champion CONCACAF avec le Mexique, plus l'Argentine et l'Allemagne. Nous sommes donc fortement armés pour que cette Coupe du monde soit un rêve.

Adidas affiche un résultat au 1er trimestre en hausse de 27% par rapport à 2013, a déjà vendu autant de ballons que lors du Mondial sud-africain, et annonce un nouveau record de chiffre d'affaires. Le rêve ?
A chaque Coupe du monde, Adidas bat en effet des records de ventes. Ce sera à nouveau le cas en 2014. Notre chiffre d'affaires football va atteindre 2 milliards d'euros, le plus haut niveau historique toutes marques confondues sur le marché du foot. Notre concurrent (Ndlr : Nike) annonce 2 milliards... de dollars, soit environ 1,45 milliards d'euros. Vous voyez que nous avons encore une large avance. En France, sur le marché de la chaussure, qui est le plus bataillé, le plus emblématique, nous avons 4 points d'avance sur notre concurrent. Donc, le rêve, oui !
 
"Le rêve de Léo", la vidéo qui lance votre campagne, affiche déjà près de 30 millions de vues, mais Adidas est en retard sur Nike sur les réseaux. Cauchemar ?
Nike est la première marque de sport au monde, très développée en effet sur les réseaux sociaux. On a un peu de retard sur eux mais on est en train de le rattraper. Mais surtout, ce qui nous intéresse, c'est que nous sommes la marque qui a le plus d'interaction avec ses consommateurs, comme c'est le cas en France.

La destruction du bus de Knysna dans un hangar de la Courneuve. (D.R)

Le clou de votre soirée de lancement lundi soir à La Courneuve a été la destruction d'un bus aux couleurs de l'équipe de France. Une façon d'appeler au rêve après le cauchemar de Knysna il y a quatre ans ?
Exactement. Pour le lancement de notre campagne "All In Or Nothing", nous avons voulu faire ressentir à nos invités, dans leur chair, avec leurs émotions, ce que signifiait ce slogan, en détruisant symboliquement ce bus de Knysna qui est depuis quatre ans le boulet du football français. L'idée, c'était de libérer notre football avant la Coupe du monde, pour qu'il soit définitivement "All In". Nous étions d'autant plus légitime pour refermer cette parenthèse néfaste que notre marque était encore partenaire des Bleus à Knysna et qu'elle reste la préférée des Français.»