reynet (baptiste) (P.Lahalle/L'Equipe)
Le calendrier de l'Avent de FF

Baptiste Reynet raconte son meilleur souvenir en 2017 : «On avait cette rage et cette faim de se maintenir»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Onzième épisode avec Baptiste Reynet, le gardien de Dijon, qui raconte le maintien acquis face à Nancy en mai.

«Mon meilleur souvenir, c'est la victoire contre Nancy (37e journée, 2-0). On était dos au mur. On venait de perdre 4-0 à Guingamp. Ce match était donc hyper important, il fallait le gagner à tout prix. C'était en plus la dernière rencontre de la saison à domicile. On arrive à prendre les trois points. Et, cerise sur la gâteau, les autres résultats nous étaient tous favorables. On avait presque acquis le maintien. On pouvait même perdre lors du dernier match.
«On était une bande de copains, des déconneurs, on rigolait ensemble, ça nous aidait à évacuer tout ça»
Pour préparer Nancy, on avait eu une mise au vert un peu plus longue. On était parti trois jours à quelques kilomètres de Dijon pour se retrouver tous ensemble. Dans ce groupe, on avait la chance d'avoir une super ambiance, tout le monde avait pris conscience de la situation, et ça nous a bien soudés. Même si, pourtant, ensemble, on n'avait pas vraiment senti une tension ou une pression particulière. Et ce, même quand ça allait moins bien. On était une bande de copains, des déconneurs, on rigolait ensemble, ça nous aidait à évacuer tout ça. Quand le match approchait, c'est vrai qu'on sentait que quelque chose de spécial allait se jouer. Avec les supporters qui vous attendent au stade, c'était plein, il y avait le feu d'artifice après. Il ne fallait vraiment pas passer à côté. Dans ces moments-là, les Cédric Varrault, Florent Balmont, ou Yoann Rivière, ceux avec le plus d'expérience, y sont tous allés de leurs petits mots. C'est toujours bien de compter sur des mecs comme eux. Ils nous disaient qu'on se devait de s'imposer, peu importe la manière. On avait cette rage et cette faim de le faire.

Au coup de sifflet final, c'était un peu l'explosion dans nos têtes. On a bu une bière ensemble après le match, mais on savait qu'il ne fallait pas faire les cons le samedi suivant. On a fini en beauté à Toulouse en prenant un point. Ce maintien était vraiment important pour nous puisqu'on n'était pas vraiment attendu en début de saison, on nous voyait clairement descendre. On a réussi à inverser la tendance et l'opinion des gens. Ça a été une double fierté.»
Timothé Crépin

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