Clément d'Antibes (D.R)
Euro 2016

Clément d'Antibes (supporter de l'équipe de France) : «Je ne suis pas couillon, je n'allais pas aller au Stade de France avec Balthazar»

Après le premier match de l'équipe de France face à la Roumanie (2-1), Clément d'Antibes (68 ans), supporter inconditionnel des Bleus, était au Stade de France... sans son coq Balthazar.

«Que retenez-vous de France-Roumanie ?
Pour moi, la fête a été un peu ternie. J'ai passé la nuit précédente aux urgences. J'avais la crève depuis quelques jours, la clim dans le TGV m'a achevé. Je n'arrivais plus à respirer. J'avais peur de rater le match d'ouverture. C'a été un marathon. Sur le chemin vers le Stade de France, j'avais le souffle coupé. Et en plus, j'étais tout en haut du stade, dans ce que j'appelle le poulailler. Il fallait monter tous ces escaliers, c'était dur pour moi. Et c'était particulier, tous les membres de mon association étaient dispersés dans le stade.

Avez-vous rencontré des supporters roumains ?
J'en ai vu sur les Champs-Elysées, l'après-midi précédent le match. Ce qui m'a déçu, c'est qu'il y avait beaucoup plus de supporters roumains que de supporters français. Les Champs-Elysées, c'est la plus belle avenue du monde, c'est magnifique. Et, quand il y a beaucoup de supporters français sur cette avenue, ça veut dire que le match est important. Là, c'était par petits groupes...
Clément d'Antibes et des supporters roumains aux abords des Champs-Elysées. (D.R)
Clément d'Antibes et des supporters roumains aux abords des Champs-Elysées. (D.R)
Balthazar est passé du Stade de France au carton de la rue des Martyrs. (D.R)
Balthazar est passé du Stade de France au carton de la rue des Martyrs. (D.R)
L'ambiance était-elle au rendez-vous dans le stade ?
C'était super. Mais quand on est en haut, on surplombe le reste des tribunes, et quand on essaie de mettre le feu, c'est un peu compliqué parfois. Après le but de Payet, j'ai même eu peur. Tous les gens qui étaient en haut se ruaient vers le bas. Il y aurait pu y avoir un mouvement de foule. Je suis resté debout pendant tout le match alors qu'on m'avait conseillé de rester allongé, je l'ai payé dans la nuit suivante... Mais si j'étais resté assis, je n'aurais pas vu le match, je n'allais pas engueulé les mecs pour qu'ils s'asseyent !
En revanche, il y a un truc qui m'a embêté : j'ai été fouillé cinq fois, donc quatre fois une fois à l'intérieur du stade. Au bout d'un moment, j'ai demandé à l'un des officiels : «Mais pourquoi vous me fouillez autant ?» Il m'a répondu : «Vous, c'est un peu spécial. Apparemment, quand vous êtes passé, le stadier ne vous a pas trop fouillé.» Je ne suis pas couillon, je n'allais pas venir avec mon coq Balthazar ! Si j'avais voulu le faire, ce n'est pas par là que je l'aurais fait. Ils pensaient que j'étais prêt à tout pour le faire entrer.

Où était votre coq Balthazar ?
Chez mon copain Yazid. Il est propriétaire de quelques restaurants à Pigalle. Je l'ai laissé au sous-sol, rue des Martyrs. Il a passé la nuit dans un carton avec de l'eau et de la nourriture. On me demandait partout si j'avais pris mon coq avec moi, pourquoi il a été interdit d'entrée de stade... Aux Champs-Elysées, dans le métro, dans le stade. Tous les vingt mètres, les mêmes questions ! Je l'ai récupéré le lendemain. J'ai un peu regretté de l'avoir laissé, mais je suis revenu avec la victoire, c'est le principal.»
Nick Carvalho 
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liloifrancé 13 juin à 17:54

Moi, sans le coq, j'y serai pas allé....

nazimmk 13 juin à 10:19

laisser un coq a un restaurateur , est preuve d une tres granade amitie ...et confiance

lepetitoiseau 13 juin à 9:36

le relou... Mais fervent supporter!

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