Débarqué cet été sur le banc de Châteauroux, Pascal Gastien ne cache pas avoir encore beaucoup de travail à accomplir pour mettre en place son projet de jeu (L'Equipe)
Débarqué cet été sur le banc de Châteauroux, Pascal Gastien ne cache pas avoir encore beaucoup de travail à accomplir pour mettre en place son projet de jeu (L'Equipe)
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P. Gastien : «On ne pavoise pas»

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P. Gastien : «On ne pavoise pas»

Passé du banc de Niort à celui de Châteauroux cet été, Pascal Gastien aborde avec prudence la reprise du Championnat de Ligue 2 ce vendredi, face à Troyes. «La saison va être dure mais nous avons parfaitement conscience de toutes les difficultés qui nous attendent», prévient l'entraîneur de La Berrichonne.

«Pascal, vous avez pris les rênes Châteauroux cet été après la fin de votre contrat à Niort (2009 à 2014), c'est une belle page de l'histoire des Chamois qui s'est tournée avec ce départ...
Bien sûr, d’une manière générale, nous avons réalisé cinq très belles saisons, il ne faut pas oublier que le club était en CFA il y a à peine cinq ans. Avec le staff, les joueurs et les dirigeants, nous avons fait du bon travail pour ramener les Chamois en Ligue 2.

Avec en plus une superbe cinquième place décrochée la saison passée après avoir longtemps été en course pour la montée, le bilan est effectivement très honorable !
Jusqu’à l’avant-dernière journée et un nul face au CA Bastia (1-1, 37e j.), nous étions effectivement toujours mathématiquement à la lutte pour accrocher le bon wagon, même si nous avions été ralentis par Créteil (1-1, 36e j.) la journée précédente. Malheureusement, nous aurions pu et dû remporter ces rencontres, c’est dommage… Après, nous nous sommes effondrés à Troyes (4-0, 38e j.) lors de l’ultime journée mais ça n’enlève rien à tout ce qu’il s’est passé avant. Avec un petit budget, nous sommes parvenus à résister longtemps pour l’accession en Ligue 1, cela restera évidemment une saison extraordinaire.

Vous avez rejoint Châteauroux pour évoluer en National mais le club a finalement été maintenu en L2 par la LFP (Luzenac interdit de monter, ndlr). Avez-vous été surpris par ce retournement de situation à votre avantage ?
Oui et non, au départ, ce n’était pas Luzenac mais Valenciennes qui était en proie à de grandes difficultés financières, on savait qu’ils pouvaient être rétrogradés. Heureusement pour eux, il y a eu l’intervention de Jean-Louis Borloo (500.000 euros investis pour sauver le VAFC), le nouveau président du club. Avec Luzenac finalement condamné par la suite à rester en National, nous n’avons appris que mi-juillet que Châteauroux allait finalement bien prendre part au Championnat de L2. C’est difficile de travailler comme cela dans l’urgence mais ce serait de très mauvais goût de se plaindre de cette situation…

«Ce que je souhaite mettre en place va prendre un peu de temps. Seulement, du temps, nous n'en avons pas beaucoup...»

Pourquoi le défi proposé par La Berrichonne vous a-t-il séduit sans même savoir que vous resteriez en L2 ?
C’était un gros challenge et c’en est toujours un aujourd’hui car avec ce repêchage, il faudra assurer notre présence en L2 l’an prochain ! J’ai rejoint ce club car il y a un bon projet qui m’a tout de suite intéressé. J’ai senti que les dirigeants avaient vraiment envie que je vienne à La Berrichonne, c’est ce qui m’a convaincu de poser mes valises ici, même en National.

Comment jugez-vous votre groupe à disposition à une semaine de la reprise du Championnat face à Troyes ?
Je pense qu’on a encore besoin de beaucoup travailler, nous ne sommes pas en avance dans notre préparation, en tout cas pas dans notre jeu collectif. Il n’y pas de problème sur le plan physique, c’est plutôt sur les automatismes et autres réglages nécessaires à la bonne tenue d’une équipe que l'on doit encore progresser. Les joueurs apprennent à me connaître et moi de même, ce que je souhaite mettre en place va prendre un peu de temps. Seulement, du temps, nous n’en avons pas beaucoup, et on ne peut pas se permettre de laisser filer les premiers matches.

Votre président délégué Bruno Allègre a également évoqué "un travail considérable à accomplir" afin d’être prêt pour la reprise…
Aujourd’hui, on ne pavoise pas. Nous sommes contents d’être en L2 mais on connaît la charge de travail qu’il nous reste à accomplir.

Avec le retour de Sébastien Roudet (33 ans), l'arrivée de Laurent Bonnard (34 ans) ou encore le prêt de Grégory Thil (34 ans), le club mise grandement sur l'expérience lors de ce mercato…
Nous avons été obligés de faire venir ce type de recrues car j’ai récupéré un groupe très jeune, avec des joueurs qui ont entre 18 et 22-23 ans. Il était impératif d’avoir des éléments d’expérience pour les encadrer au mieux. La saison va être dure mais nous avons parfaitement conscience de toutes les difficultés qui nous attendent.»

Propos recueillis par Clément LACORD

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