01.11.2017, Signal Iduna Park, Dortmund, GER, UEFA CL, Borussia Dortmund vs Apoel Nikosia, Gruppe H, im Bild Mickael Pote (Apoel FC #8) beim Torjubel nach dem Treffer zum 1:1 // during the UEFA Champions League group H match between Borussia Dortmund and Apoel Nikosia at the Signal Iduna Park in Dortmund, Germany on 2017/11/01. EXPA Pictures © 2017, PhotoCredit: EXPA/ Eibner-Pressefoto/ Schueler  *****ATTENTION - OUT of GER***** *** Local Caption *** (L'Equipe)
Le calendrier de l'Avent de FF

Mickaël Poté (Apoel Nicosie) raconte son meilleur souvenir de 2017 : «Marquer en Ligue des champions, c'est quelque chose»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Quinzième épisode avec Mickaël Poté, l'attaquant de l'Apoel Nicosie, qui raconte son premier but en Ligue des champions contre Dortmund.

«C'est vrai que mon premier but en Ligue des champions le 17 octobre contre Dortmund, à la maison, c'était particulier. Je ne jouais pas trop à ce moment, je revenais tout doucement, je n'étais pas titulaire. Et au bout de je ne sais quelle minute (la trentième, ndlr), je rentre en cours de jeu, à la place de l'attaquant qui s'est blessé. J'étais bien en jambes. A la mi-temps, avant qu'on rentre sur le terrain, le coach me dit 'je sens que tu vas marquer. Si tu marques, tu viens me voir'. Intérieurement, je le sentais moi aussi. Ca ne s'explique pas. Après, il y aussi le fait que je ne jouais pas depuis plusieurs matches, donc je pouvais mettre cette frustration du bon côté. Je suis rentré, je voulais (il hésite)...pas prouver, mais je me suis dit 'c'est le moment ou jamais, en plus c'est la Ligue des champions'. Et voilà, Dieu merci ça s'est bien passé, et j'ai marqué mon premier but (62e, score final 1-1). Ce sont des moments magiques, à mon âge (33 ans), avec ma carrière... Je me suis dit 'tu as été capable de faire ça, c'est bien.' J'ai également marqué là-bas le 1er novembre, à l'extérieur, donc c'était une double satisfaction. Mais c'est vrai que le premier but reste particulier.
«Pendant dix secondes, tu as ce sentiment d'avoir réussi en fait»
Si je suis allé voir le coach comme prévu ? Non (il sourit). Je ne suis pas trop démonstratif après mes buts. A la fin du match, il m'a soufflé 'je te l'avais dit', j'ai répondu 'vous aviez senti le coup'. Dans ces moments-là, ça va vite. Un but c'est un but, mais le fait de marquer en Ligue des champions, ça a une saveur particulière. Sur le coup, on est dans le match donc c'est plus après que j'ai réalisé, avec l'entourage, la presse. J'ai reçu plein de coups de fil, la presse là-bas, en Afrique aussi, dans mon quartier, à Lyon. C'est là que j'ai senti l'engouement. Et le deuxième but, c'était encore pire. Je me suis dit 'purée, marquer en Ligue des champions c'est quelque chose.' Et Dortmund, ça fait partie du package de la satisfaction. A l'extérieur, je suis allé voir les supporters parce qu'ils étaient du côté où j'ai marqué. J'étais content, vraiment. Comme si c'était une sorte de confirmation.
 
A Nicosie, même si ce n'est pas tous les ans, ils ont l'habitude de faire les coupes d'Europe. Moi c'était la première fois. C'est pour ça que j'ai signé ici, j'avais d'autres sollicitations mais je voulais tenter ça. Si j'arrête demain de jouer au foot, je pourrais dire 'je suis content du peu que j'ai pu goûter, que j'ai pu faire'. On a beau dire ce que l'on veut, la musique (de la Ligue des champions, ndlr)... Ça fait quelque chose. Pendant dix secondes, tu as ce sentiment d'avoir réussi en fait. Tu écoutes cette musique-là, après tu serres la main de Ronaldo (l'Apoel était également dans le groupe du Real Madrid, ndlr). Enfin moi c'est le sentiment que j'ai eu, je ne vais pas faire genre 'c'est normal' (rires), je ne suis pas quelqu'un qui va faire semblant. J'ai pris mon pied.»
Cindy Jaury 

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