vasilyev (vadim) (L'Equipe)
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Vasilyev : «Je n'envie pas le PSG»

Le vice-président de l'AS Monaco s'explique dans le France Football actuellement en kiosques sur la politique sportive de son club, les nombreux transferts du mercato estival et les ambitions de son propriétaire, Dmitry Rybolovlev.

Des ambitions à la baisse ?

«Nous restons ambitieux. D'ailleurs, tout le monde a beaucoup parlé de nos ventes mais très peu soulignent que l'on a aussi recruté pour 75 M€. Qui en France, à part le PSG qui en a mis plus de 60 sur le seul Di Maria, en a fait autant ? Ceci dit, nous devons effectivement adapter cette ambition à la réalité. Nous n'avons pas renoncé à concurrencer Paris mais gagner le titre de champion de France, dans l'immédiat c'est difficile à annoncer car le PSG est tellement fort qu'il faut qu'il y ait pas mal de circonstances pour espérer les devancer. L'objectif cette saison est donc de faire au moins aussi bien que l'an passé donc être sur le podium et pourquoi pas gagner une des Coupes nationales. La Ligue Europa est aussi une compétition intéressante, nous allons tenter d'aller le plus loin possible. Nous voulons nous maintenir à haut niveau sur la scène européenne. D'ailleurs, le rêve du président est de remporter un jour la Ligue des champions. Mais ça, c'est loin». 

Falcao, un échec ?

«Je ne vois pas les choses comme ça car j'ai une lecture plus large. Falcao a été déterminant pour la visibilité de notre projet. Quand il est venu à Monaco, le monde entier a su qu'il se passait quelque chose chez nous et ça c'était important. Il a d'ailleurs rempli ce rôle avec beaucoup d'implication et grâce à lui, l'ASM a eu un rayonnement international bien plus rapide que s'il n'était pas venu. Après oui, il a été un peu triste ici et moi j'étais peiné pour lui. On aurait quand même pu le faire revenir après son prêt à Manchester United mais la priorité du joueur était de rester en Premier League et nous-mêmes, dans le souci de continuer à faire grandir nos jeunes, on leur aurait envoyé quel message ? Un Martial qui était devenu numéro un chez nous, on l'aurait tué en faisant revenir Falcao car on lui aurait signifié qu'on n'avait pas entièrement confiance en lui. L'humain, la psychologie, toujours. Bon, il se trouve qu'Anthony est parti dans les dernières heures du mercato mais ça ce n'était pas prévu».

Le cas Abdennour

«Beaucoup parlent sans savoir. Aymen est un garçon que j'apprécie beaucoup. Mais il n'était pas dans les dispositions idéales avec toutes ces discussions au sujet de son avenir. C'est la première fois qu'il vivait cela, tous les médias parlaient chaque jour de son transfert à venir, j'imagine qu'il devait recevoir plein d'appels d'amis qui lui parlaient de ça, bref il était vraiment sous pression et c'est tout à fait normal, ce n'est pas facile. De plus, il venait juste de reprendre après sa blessure de fin de saison dernière. Or, et encore une fois on en revient à la psychologie, il y avait un grand risque à le faire jouer dans ces conditions avec une double fragilité sur le plan physique et sur le plan mental. Ce n'est donc pas  parce qu'on projetait de le vendre à Valence qu'il n'a pas joué. Au moment de la confrontation, il n'y avait encore aucune discussion au sujet d'Aymen. Il était très courtisé oui, il y avait des offres d'Italie, du Milan notamment, et d'Angleterre où par exemple Newcastle était très chaud sur ce dossier. Mais avec le départ d'Otamendi à Manchester City, Valence s'est mis sur Aymen après sa qualification en Ligue des champions. Pas avant».

Monaco et le PSG

«Je respecte beaucoup le projet parisien qui est fait avec beaucoup de sérieux et de compétences. Mais non, je n'envie pas Paris. Nous faisons quelque chose de passionnant ici à Monaco, nous construisons patiemment quelque chose de solide et d'ambitieux. C'est aussi extrêmement motivant et gratifiant de faire émerger des jeunes talents, de leur donner une dimension qu'ils n'auraient peut-être pas aussi rapidement ailleurs que chez nous».

Le Making-of

Lieu : Bureau de Vadim Vasilyev au Stade Louis II. 
Durée : 01h10.
Boisson consommée : Rien (même les stocks de boissons ont peut-être été revendus cet été).
Tenue : pantalon business, chemise blanche décontractée. Efficace mais relax.
Niveau de connivence : Nulle, forcément.
Autre personne présente : le responsable communication de l'ASM, Bruno Skropeta. 
La question à laquelle il n'a pas voulu répondre : aucune.
Nombre de fois où il a regardé sa montre : aucune, c'est le responsable com' qui gérait la tocante.
Note sur la disponibilité : 10/10, il avait dit une heure, il a ajouté dix minutes : qui dit mieux ?

Dave Appadoo

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le France Football en kiosques ce mercredi.
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Léo-Messi10 1 oct. à 9:34

France Football fait de l'humour avec les boissons consommées ... Impressionnant