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À lire dans France Football cette semaine l'OM en salle d'attentes

À quoi devraient désormais prétendre les Marseillais et comment y parvenir ? Certains de ceux qui portent l'OM dans leur coeur dévoilent leurs espoirs et désirs. Extraits.

Espérer demain sans négliger aujourd'hui, tout en évitant de regarder sans arrêt derrière. À Marseille, le passé a toujours tendance à parler fort. Les amoureux de l'OM ont de grands rêves qui n'entrent pas dans les petites boîtes qui leur sont sorties et ce qui était plein a fini par devenir creux. Dans l'entretien qu'il a accordé à El Pais, il y a quelques semaines, le président du club olympien Pablo Longoria a donné de l'écho aux propos de Jorge Sampaoli, l'entraîneur qu'il a choisi, en insistant sur une approche émotionnelle plutôt que sur des objectifs de résultats, relégués à l'arrière-plan drague. Sa technique de séduction : «Marseille est une ville passionnelle et vous devez avoir une approche toute aussi passionnelle du jeu.» Ou : «C'est comme si les supporters vous offraient quelque chose : "gérez ma passion et mes sentiments".» Pour éviter le pourrissement des attentes en ennui, établir des rapports sur ce registre est intéressant donc tentant. Mais est-ce suffisant ? Aujourd'hui, qu'est-ce que les Marseillais attendent et veulent vraiment de l'OM ? La parole à ceux pour qui ce club a de la valeur.    

Jean-Pierre Bernès, directeur général du club entre 1989 et 1993 : «Des grands joueurs et de la sincérité»

«Marseille est la capitale du football en France, c'est la ville la plus passionnée par le foot. Là-bas, l'OM y est une institution. Les gens ont besoin d'aimer ce club. Des résultats sont attendus, le terrain est important, la compétition sportive. Il y a aussi ce besoin de vibrer, de prendre du plaisir. C'est un public de passionnés, très exigeant, mais aussi de connaisseurs, il ne faut pas l'oublier. On ne peut pas tromper le public marseillais, lui dire que vous avez recruté un grand joueur si ce n'en est pas un. Il y en a eu beaucoup, il sait ce que c'est. Au bout d'un quart d'heure, il sait... Il faut retrouver des grands joueurs. Cette pénurie de grands joueurs, les Marseillais en souffrent un peu. Ce club a toujours eu besoin de têtes d'affiches. Mais c'est sûr qu'ils ont un coût, la compétition économique est importante et on ne peut pas dépenser l'argent qu'on n'a pas. Alors il faut être clair avec ce public marseillais, ne pas le tromper, lui dire on va gagner la Champions League dans les deux ans, être sincère avec lui car il est une force positive, pas négative. Ce public est conscient de la valeur d'une équipe et de l'écart qui existe aujourd'hui avec Paris, par exemple, au niveau des budgets, de tout. Mais aujourd'hui, il y a une vraie compétition sportive devant. Et Paris, dans une saison de L1, vous ne les rencontrez que deux fois. Alors tout le reste du Championnat, si vous travaillez bien, vous pouvez battre pas mal d'équipes. Ce n'est pas l'OM devrait être, c'est l'OM doit être dans les équipes de tête. Il est impensable que ce club ne soit pas tous les ans à la bataille pour les places de Champions League.»

Ramar, supporter de l'OM depuis 1988 : «De la folie pour vibrer et s'enflammer»

«L'arrivée de Sampaoli fait déjà un bien fou. On sort de Villas-Boas, OK au départ c'était bien, on a gagné à Paris, on a battu Lyon, il a apporté ce supplément d'âme qu'il n'y avait plus. Mais on en a ras le cul des mecs entre deux chaises, qui font entrer des défenseurs pour garder des scores. Ça, Sampaoli en a rien à battre. La philosophie est d'attaquer. Deschamps, on a un respect incroyable pour lui. Bielsa, ou même Drogba, ce n'était pas un amour raisonnable. Ils nous ont tellement retourné le bide pendant un an. Tu ne peux que les aimer ces mecs-là car nous, ce qu'on veut, c'est aimer, se régaler. Il faut arrêter un peu de parler de titre, du PSG, voilà ce que je veux c'est me lever, gueuler, renverser des tables, même pour de mauvaises raisons aussi, mais vibrer un peu, ressentir quelque chose quand je vois mon club jouer. Et puis on pourrait essayer de gagner la Coupe de France non ? La dernière remonte à 1989... Il faut retrouver notre devise, droit au but, et lui redonner du sens. Aujourd'hui, on n'est plus un club de standing européen, on est encore passé pour des fifrelins cette saison, il faut arrêter de fantasmer, d'attendre d'éventuels investisseurs. On a maintenant un entraîneur qui prône la passion, la connexion entre son équipe et ses supporters. Il pense à nous ! On attend que ça, s'enflammer. Alors enflammez-nous ! L'OM, c'est se brûler les doigts, c'est jamais quelque chose de froid, de neutre, d'incolore, ou d'inodore. On est content quand ça nous brûle de partout. On reste ce qu'on est, des bordéliques, et on veut un jeu qui part dans tous les sens, de la folie.» 

Thomas Simon

Retrouvez l'intégralité des témoignages de Marseillais de cœur dans le nouveau numéro de France Football, en kiosques dès ce mardi 4 mai ou dès 18 heures ce lundi en cliquant ici.

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jean.jovine 4 mai à 16:01

Sans la tête rien ne fonctionne ! Avec Longoria nous avons enfin quelqu’un de credible ! J’ai de nouveau de l’ambition pour mon club de coeur ! Allez l’OM !

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