mbappe lottin (kylian) gueye (idrissa) (P.Lahalle/L'Equipe)

Coupe de France : En patron, le PSG élimine Lille et se qualifie pour les quarts de finale

Un cadeau sur l'ouverture du score d'Icardi, un penalty concédé pour le 3-0 signé Mbappé (auteur d'un doublé) et un autre coup de pied réparation manqué par Yazici : c'en était bien trop pour le LOSC, qui a été sorti par le PSG en huitième de finale de la Coupe de France. Revanche le 3 avril en Ligue 1.

La leçon : Paris s'est évité un piège

L'affiche avait beau sentir le choc, difficile d'atteindre des sommets d'intensité dans une rencontre de Coupe programmée en milieu de semaine et à quelques jours d'une nouvelle journée décisive en Championnat. Ce PSG-LOSC ne restera pas dans les mémoires, mais il a au moins permis de voir les Parisiens relever la tête après leur dimanche mouvementé. Avec un effectif bien remodelé, ils ont su faire la différence tôt dans la partie pour s'éviter un scénario galère face à des Lillois un ton en dessous et surtout inhabituellement friables derrières, sans Fonte (3-0). Un premier pion d'Icardi après que Djalo et Maignan se soient troués (1-0, 9e) sur un centre de Di Maria. Puis le break acquis sur un penalty obtenu et transformé par un Mbappé à peine entré en jeu (2-0, 40e). Un dernier but tardif du Français (3-0, 90e+3) et voilà une 38e victoire sur les 39 dernières sorties du PSG en Coupe de France.
Les Dogues pourront nourrir quelques regrets au regard des opportunités manquées. D'entrée de jeu, Yilmaz se trouvait seul face à Navas mais était pris de vitesse par la sortie du portier parisien (5e). A 1-0, le buteur turc s'est encore signalé d'un geste culotté. Mais sa frappe en pivot s'écrasait sur l'équerre d'un Navas, pour une fois, impuissant (30e). Il aurait fallu se montrer plus tranchant pour bousculer un PSG réaliste, sûr de ses forces balle au pied et solide derrière. Malgré leur débours conséquent à la pause, les ouailles de Galtier ont eu le mérite de batailler pour tenter de revenir. Auteur d'une belle entrée, David butait lui aussi sur le gardien costaricien (63e). Ce dernier a prolongé son état de grâce des dernières semaines en sortant d'abord une tentative de Bamba (68e), puis en dégoûtant définitivement les Nordistes en détournant un penalty de Yazici (78e). C'en était trop. Parfois sur un fil ces dernières semaines, les Parisiens restent en course sur tous les tableaux. Les Lillois pourront désormais se tourner à 100% sur la fin de saison en Ligue 1.

Le gagnant : Navas écoeurant

Il y a quelques jours de cela, d'aucuns s'étaient amusés à les comparer : qui de Mike Maignan ou de Keylor Navas était actuellement le meilleur gardien du Championnat ? Loin de nous l'idée de vouloir les départager mais, ce mercredi soir, c'est le Costaricien qui a remporté le match à distance. Car la question se pose de savoir ce qu'il serait advenu de ce huitième de finale si le portier parisien n'avait pas remporté son face-à-face contre Yilmaz alors que l'on jouait depuis moins de dix minutes. Et s'il s'en est remis à sa barre transversale sur la deuxième tentative du Turc, Navas n'a eu besoin de personne pour parfaitement gérer la profondeur devant les attaquants nordistes ou se montrer impérial face aux deux Jonathan (David, 62e et Bamba 67e). Et comme si cela ne suffisait pas, il a de nouveau sorti un penalty (frappé à mi-hauteur par Yazici), au moment où le LOSC aurait pu revenir à une longueur (78e). Un match de patron, en somme. Un de plus.

Le perdant : La défense lilloise étonnamment hors du coup

C'était censé être la grande force sur laquelle pouvait compter le LOSC au moment de se présenter au Parc des Princes ce mercredi. Impériale depuis le début de la saison, notamment à l'extérieur, l'arrière-garde nordiste a pourtant failli. D'entrée de jeu d'abord, quand un Djalo replacé dans l'axe manquait son intervention et permettait à Icardi d'ouvrir la marque (9e). Puis avant la pause quand Celik déséquilibrait Mbappé et concédait le penalty du break (40e). Le latéral turc et son acolyte Bradaric de l'autre côté n'apportaient d'ailleurs que peu d'allant offensif pour compenser ces errements. En charnière, même Botman était moins solide qu'à l'accoutumée. Soirée à oublier, donc, avec un constat : sans José Fonte, c'est tout de suite plus différent...