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Leonardo énervé. (F. Faugère/L’Équipe)
Ligue 1 - 35e journée

Le débrief de la 35e journée de Ligue 1 à la sauce FF

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe les matches à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Trente-cinquième épisode de la saison.

On a aimé

Les supporters bordelais à la rescousse
Fumigènes craqués, banderoles laudatives, chants à la gloire du club, drapeaux flottant au vent... Les Ultras bordelais ont sorti le grand jeu et ont montré plus que jamais à quel point ils étaient attachés à leur club. Présents dès l'arrivée du bus, ils ont encouragé leur équipe tout au long de la rencontre à l'extérieur du Matmut-Atlantique. Ecœurés par ces sièges vides et ce bourdonnement insupportable du huis-clos, on a pris du plaisir à voir un club poussé par ses aficionados dans un moment aussi compliqué. Toujours présents, identité du club quoiqu'il arrive, les Ultras ont mis le feu et c'est en partie grâce à eux que les Bordelais se sont arrachés contre Rennes. Les scènes de joie entre joueurs et supporters prouvent à quel point le lien entre les deux doit continuer de perdurer coûte que coûte.

Les Ultras girondins ont été exemplaires

Lille, pressing for the moment
Si vous cherchez l'adresse d'un bon pressing dans l'agglomération lilloise, on vous conseille le 261 Boulevard de Tournai, à Villeneuve-d'Ascq. Pas sûr que vos vêtements en ressortent plus soyeux, en revanche niveau football, il n'y a pas meilleur endroit en France que le stade Pierre-Mauroy. Demandez plutôt à l'OGC Nice, étouffé, agressé, éreinté par la volonté collective du Losc de perturber les relances adverses et de récupérer le ballon très haut. Balbutiant totalement son jeu, le Gym n'a pu tenter aucun tir samedi soir ! En face, la cohérence et la coordination des mouvements nordistes a comme souvent fait très forte impression. Ces Lillois sont en mission, et en maintenant ce rythme épatant pendant encore trois rencontres, les autres candidats au titre devront repasser.

Lille est de loin l'équipe la plus complète de Ligue 1 cette saison

Un XI messin au doux parfum de Génération Foot
Metz-Sénégal, c'est une connexion qui fonctionne très (très) bien. Parmi les joueurs titulaires dimanche pour affronter Dijon, quatre étaient issus de Génération Foot. L'antenne sénégalaise du club lorrain est une véritable mine de trésors. Parmi eux, Pape Matar Sarr n'en finit plus d'impressionner la Ligue 1. Du haut de ses 18 ans, le milieu de terrain s'est offert son troisième but en Championnat cette saison à Gaston-Gérard. Il a imité son compatriote, Lamine Gueye, auteur de l'ouverture du score sur un service plein de réussite de Pape Ndiaga Yade pour un but 100% Lions de la Teranga. Moins en réussite que ses coéquipiers sur le front de l'attaque lorraine, Ibrahima Niane était titulaire pour la première fois depuis octobre 2020 et sa rupture du ligament croisé. Les quatre joueurs passés par l'incubateur de talents africains représentent au total 14 buts en Ligue 1 cette saison, soit un tiers des buts messins. Et quand on sait que le FC Metz a sorti des Sadio Mané ou Ismaïla Sarr, on ne peut être qu'optimistes.

En développant encore ses pépites sénégalaises, Metz peut espérer un top 7 en 2021-22

Ce nouveau match de très haut niveau de Seko Fofana
Sa saison était déjà de très bonne facture, mais le milieu de terrain lensois est monté d'un cran ce samedi contre le PSG. Sur la pelouse du Parc des Princes, l'international ivoirien a encore crevé l'écran malgré la courte défaite des Sang et Or (1-2). Une puissance physique incroyable, une qualité technique au rendez-vous et une activité incessante : l'ancien de l'Udinese n'a jamais levé le pied et a tenu la dragée haute à l'entrejeu parisien. Preuve qu'il est bel et bien fait pour le très haut niveau et que les dirigeants lensois ont eu le nez très fin en réussissant à l'attirer l'été dernier. Que les Lensois en profitent, car les prétendants seront nombreux une fois la saison achevée.

Lens aura du mal à conserver Fofana pour la saison prochaine

Lyon, un mental quasi insoupçonné
La force collective, la force mentale, la force d'un groupe soudé du taulier jusqu'au remplaçant qui n'entre jamais ne sont pas les premiers points sur lesquels on appuierait pour définir l'OL cette saison. Mais à Monaco (3-2), l'Olympique Lyonnais a connu un scénario qui, s'il était intervenu plus tôt dans la saison, aurait peut-être changé la destinée de ces Lyonnais. Car c'est bien dans ce genre de moments que se construisent de très grandes performances et que se forgent des groupes. Touchés, voire extrêmement touchés le dimanche précédent lorsqu'il a fallu encaisser le renversement dingue subi face au LOSC de Burak Yilmaz (2-3), les Gones se sont relevés, ont été encore menés, ont été encore en difficulté après une mi-temps, ont été réduits à dix à 1-1, ont été tout proches de craquer à 2-2, mais ils sont allés chercher les trois points. Un certain dépassement de soi et une révolte collective sacrément beaux à voir.

Lyon pourra longtemps s'en vouloir d'avoir laissé échapper le titre

On n'a pas aimé

L'indécente prime de Waldemar Kita
Au coeur de l'une des pires saisons de ce club historique qu'est le FC Nantes, le président des Canaris nous sort une idée bien intrigante. Waldemar Kita joue la carotte et propose une prime de 50 000 euros par tête en cas de maintien du club en Ligue 1. Une compensation financière qui a de quoi faire tiquer au vu de la qualité de l'effectif des Jaune et Vert et de leur place catastrophique en Championnat. Dans une période compliquée en France, inciter les joueurs à se bouger avec du fric, alors qu'ils se sont foutus eux-mêmes dans cette panade, ç'a un petit goût d'amertume... En conférence de presse, Antoine Kombouaré a lui-même expliqué qu'il pouvait comprendre que la prime choque les supporters mais que «c'est comme ça». Au vu de la victoire 4-1 en terres brestoises, on est en droit de se demander si les Nantais ne se foutent pas un peu de la gueule de leurs fans...

La carotte de l'argent pour le maintien, c'est totalement indécent

Leonardo-Létang, coups de pression en carton
Les mauvaises langues diront qu'Olivier Létang a été à bonne école. Ex-adjoint de Leonardo à la direction sportive du PSG, l'actuel président de Lille a suivi l'exemple de son ancien mentor samedi, descendant dans les couloirs du stade Pierre-Mauroy à la pause afin de faire la leçon au corps arbitral, coupable à ses yeux de ne pas avoir expulsé le Niçois Jordan Lotomba pour un tacle (très) en retard sur Jonathan Bamba. Quelques heures plus tôt, donc, Leonardo avait lui aussi quitté son siège - à la mi-temps puis au coup de sifflet final - pour reprocher bruyamment et de visu à M. Brisard de ne pas suffisamment protéger ses joueurs, victimes selon lui d'interventions trop viriles des Lensois. Scènes absolument ridicules. Au-delà de la légitimité toute relative de leur courroux, jusqu'à quand permettra-t-on à ces dirigeants de venir passer leurs nerfs et (tenter de) déstabiliser les arbitres en plein match ? La course au titre rend-elle fou à ce point ? L'exemple doit venir d'en haut, paraît-il. Et celui-ci n'a rien de bon, pour personne.

Les dirigeants ne devraient pas être autorisés à s'adresser aux arbitres aux abords des vestiaires

Laurey, bloc bas et débats... bas de plafond
Vendredi soir, Thierry ''El Cholo'' Laurey a réussi à freiner l'allant de l'OM de Jorge Sampaoli, contraint à un nul plutôt heureux (1-1). Le plan du coach strasbourgeois s'est déroulé quasiment sans accroc, les points forts récents des Phocéens étant ciblés et contrariés. Parce que prendre un peu de recul est une option pour beaucoup, on a ensuite lu ou entendu toutes sortes d'analyses fines, d'un symbole éclatant de la compétence des entraîneurs français, en pleine résistance face à l'envahisseur, à une image déplorable pour le football avec un plan insultant l'ensemble des amoureux du ballon rond... Laurey n'a pas franchement élevé le débat avec ses déclarations d'après match, assurant sans trembler que le bien-être des (télé)spectateurs était le cadet de ses soucis. S'il aurait pu se passer de dénigrer un public audiovisuel qui le fait (en partie) vivre, le coach alsacien n'a pas pour autant insulté le football au Vélodrome. Il avait préparé un plan clair et précis, et ses joueurs l'ont appliqué de manière remarquable, sans jamais tomber dans un cliché à base de dégagements lointains, de tacles à la gorge ou de déplacements au hasard. Respect.

La stratégie strasbourgeoise au Vélodrome était totalement respectable

Cette longue et triste fin de saison de Dijon, Nice, Reims et Angers
Entre Nice, Dijon, Reims et Angers, il n'était pas bon d'être devant son écran pour regarder les matches des équipes qui n'ont plus rien à jouer cette saison. Incapables de tenter la moindre frappe en 90 minutes de jeu dans une défaite logique sur la pelouse du leader lillois (0-2), les Aiglons poursuivent leur exercice neutre et sans intérêt. Déjà en Ligue 2, Dijon a encore trouvé le moyen de creuser en se faisant atomiser par Metz à domicile (1-5). Bien au chaud au cœur du classement avec des coaches sur le départ, Reims et Angers n'ont rien proposé de probant dans leurs rencontres respectives à Nîmes (2-2) et Lorient (0-2). Il faudra espérer que les attitudes soient un peu plus à la hauteur pour les trois dernières journées du Championnat. On en doute...

Les équipes qui n'ont plus rien à jouer font peine à voir en cette fin de saison

Pellegri-Geubbels, à l'année prochaine
Alors on n'a pas tout vu, dans les piteuses images de la fin de rencontre entre Monaco et l'OL. Mais on ose imaginer que la LFP va sévir, forcément. Et ainsi sanctionner durement Pietro Pellegri et Willem Geubbels. Neuf minutes passées sur le terrain, un rouge. Beau rendement pour un duo qui a visiblement encore beaucoup à apprendre à ce niveau. Entre sa très grosse occasion ratée de la 87e minute et son attitude déplorable sur les incidents, Geubbels n'a pas franchement encore la carrure pour encaisser la pression d'un tel choc. Et on est quasiment certain que l'action du duo n'a pas du tout plu à Niko Kovac, qui a vu deux remplaçants, deux jeunes de son groupe mettre la pagaille...

Pellegri et Geubbels doivent prendre au minimum 3 matches de suspension

J.T., C.C., T.C, Q.C. et C.R.
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frederic.duthil94 3 mai à 19:15

L'arbitre ne doit pas se justifier auprès des dirigeants Il doit être protégé et tout le monde doit se plier à ses décisions Respect aux arbitres

6Phyl6 3 mai à 11:00

Oui les présidents et directeurs sportifs n'ont rien à dire aux officiels dans les tunnels. Pour autant je remarque qu' Aulas a remis odieusement la pression sur le corps arbitral, qui s'était fort dignement et "par précaution" défendu comme il peut en tirant sur tous les lyonnais qui bougent en fin de match. bien joué Turpin...Vivement les arbitres portugais.

davethesith 3 mai à 8:52

Donc, si on suit votre raisonnement; quand un arbitre est en dessous de tout, comme lors de PSG/Lens, il faut que les dirigeants la ferment ?Désolé, mais quand on est mauvais, il est normal qu'on se l'entende dire !!!

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