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(P.Lahalle/L'Equipe)
Ligue 1 - 32e journée

Ligue 1 : grâce à un but sublime de Martin Terrier, Rennes enfonce Nantes et peut rêver d'Europe

Au coeur d'un derby tendu, un but de Martin Terrier en début de seconde période a suffi au Stade Rennais pour battre Nantes (1-0) et se rapprocher de la cinquième place. Les Canaris, eux, restent scotchés au dix-neuvième rang.

La leçon : Rennes petit vainqueur, Nantes grand perdant

Il fallait bien un geste de classe pour débloquer un derby fermé, tendu, âpre, après une première période qui avait vu trois fois plus de fautes (17) que de tirs (6). Alors Martin Terrier s'en est chargé, envoyant un ballon cafouillé à l'entrée de la surface dans la lucarne opposée d'Alban Lafont, d'une merveille de frappe enroulée du pied droit (1-0, 52e). Il fallait bien cette inspiration de l'ancien Lyonnais pour avoir une image à ressortir de cette rencontre insipide, largement dominée par les Rouge et Noir mais restée indécise jusqu'au bout, faute d'insipiration suffisante dans les trente derniers mètres pour les hommes de Bruno Genesio. En face, les Canaris, dix-neuvièmes, étaient venus pour ne pas prendre de but, selon le souhait d'Antoine Kombouaré. Raté, donc. Pourtant, leur première période avait été admirable de discipline. À tel point qu'après une entame assez intense, guidée notamment par Eduardo Camavinga, le Stade Rennais est tombé dans le faux rythme imposé par son adversaire. Malgré une possession flirtant avec les 80% durant une bonne partie de la première période, Steven Nzonzi et ses partenaires ont buté sur le bloc nantais, ne parvenant ni à le contourner, ni à le transpercer, hormis sur un bon pressing de Benjamin Bourigeaud sur Nicolas Pallois dans la surface, annihilé par Alban Lafont (31e).

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Après ce premier acte plus riche en accrochages qu'en occasions, le bijou de Martin Terrier a soulagé Rennes, qui a brièvement appuyé sur l'accélérateur sans parvenir à creuser l'écart, la faute à un Alban Lafont vigilant face à Eduardo Camavinga (60e) ou Adrien Hunou (88e). Pas de signe de révolte, en revanche, côté nantais, même si une fin de rencontre décousue aurait pu leur permettre de signer un hold-up. Finalement, ni Kalifa Coulibaly (90e), ni Randall Kolo Muani (90e + 2) n'ont pu conclure. Jusque-là, le seul frisson du match pour le FCN avait eu lieu à la 27e minute, lorsque Ludovic Blas avait testé Alfred Gomis des 25 mètres, d'une puissante frappe du gauche. C'est tout, et c'est bien maigre pour une équipe qui lutte pour sa survie en Ligue 1. En face, Rennes signe son troisième succès en quatre rencontres, et se rapproche du top 5.

Le gagnant : Terrier, l'inspiration qui tue

À l'aise dans le 4-4-2 de Bruno Genesio, dans un rôle assez libre lui permettant notamment de se rapprocher de son côté gauche fétiche, Martin Terrier connaît un printemps très encourageant, lui qui a donc signé deux buts et deux passes décisives lors de ses quatre derniers matches de Ligue 1. Avant de déposer ce délicieux ballon sous la barre, l'ancien international Espoirs avait déjà allumé une brèche avant le repos, mais sa frappe du gauche avait échoué à côté. Dans une rencontre cadenassée, sa science du placement et du déplacement ont déstabilisé l'arrière-garde nantaise. Et permis à Rennes d'aborder les six dernières matches avec le vent dans le dos.

Le perdant : Kombouaré sans plan B

Après tout, la stratégie du miracle avait fonctionné à Paris, le mois dernier (2-1). Après tout, Leeds n'a eu besoin que de deux tirs pour s'imposer face à Manchester City samedi (2-1). Après tout, placer Fabio Da Silva au milieu pour restreindre l'impact créatif de Hamari Traoré se justifiait. Alors après tout, pourquoi pas ? Sauf que le plan de jeu restrictif et pointilleux mis en place par Antoine Kombouaré au Roazhon Park n'a tenu qu'une mi-temps, avant que ses joueurs ne se noient face aux quelques vagues rennaises. Avant l'ouverture du score, les Canaris n'avaient tiré qu'une fois. Après ? Le coach nantais a consenti à lancer Bamba, puis Emond et Coulibaly. Sans apporter du lien entre sa défense et son attaque. Le total de frappes nantaises est monté à 4. Mais cette fois, le miracle n'a pas eu lieu.
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