Dijon's French forward Mounir Chouiar (L) vies with Nice's Portuguese midfielder Danilo Barbosa (R) during the French L1 football match between Nice and Dijon at The Allianz Riviera Stadium in Nice, southeastern France, on November 29, 2020. (Photo by NICOLAS TUCAT / AFP) (AFP)
Ligue 1 - 12e journée

Nice en plein cauchemar après sa lourde défaite face à Dijon (1-3)

Brouillons, les Niçois ont vécu un véritable trou d'air face à un Dijon efficace (1-3). Le sort de Patrick Vieira ne tient plus qu'à un fil...

La leçon : Nice n'y est plus...

A la ramasse totale. Et quand le sort n'est en plus pas avec vous, il ne sert presque plus à rien d'espérer quoi que ce soit... Face à la lanterne rouge dijonnaise qui n'avait pas encore remporté le moindre match en Ligue 1, l'OGC Nice a montré ses limites et a complètement coulé. Déjà en danger, Patrick Vieira a vu son siège s'enclencher en mode éjectable. Inefficaces, malchanceux mais surtout si peu volontaires, les Aiglons ont subi la loi dijonnaise. Pourtant, le scénario de la rencontre aurait pu être tout autre. Et si. Et si Amine Gouiri avait marqué ? Sur une récupération du ballon haute, Amine Gouiri décalait Jeff Reine-Adélaïde sur le flanc droit. L'ancien Lyonnais centrait au deuxième sur Hicham Boudaoui. Le cafouillage est gigantesque et l'on se demande toujours comment Jonathan Panzo a réussi à sortir la frappe de Gouiri sur sa ligne (18e). Dans la foulée, les Bourguignons enclenchaient un contre meurtrier. Mama Baldé démarrait en trombe et décalait Eric Dina Ebimbé. Le joueur prêté par le PSG entrait dans la surface et provoquait la défense azuréenne. Sa frappe contrée revenait par chance sur Baldé qui enroulait du gauche et trompait Walter Benitez (0-1, 21e). Le coup est rude pour les Nissarts. Bouffés dans l'engagement, perdus sur le pré, Pierre Lees-Melou et ses coéquipiers ont littéralement la tête dans le sac. Et les Dijonnais ne vont pas se priver pour y faire un double nœud. Sur un centre anodin au deuxième poteau, Ngonda Muzinga régalait. D'une volée fuyante du gauche, le Congolais logeait le cuir dans le petit filet opposé (0-2, 31e). Le coup est rude et le Gym ne s'en remettra jamais vraiment.
 
A la mi-temps au micro de Canal Plus, Alexis Claude-Maurice était sans détour : «C'est pas le coach qui joue ! C'est nous les responsables !». L'intention est louable mais le technicien azuréen est plus que jamais sur la sellette. Incapable de ragaillardir ses ouailles, Patrick Vieira ne verra pas grand-chose de satisfaisant dans le second acte. Au terme d'une incroyable action, les Niçois auraient mérité de réduire la marque. Sur un centre anodin, Racioppi se trouait et au deuxième, Lees-Melou touchait le poteau. Avant que Gouiri ne récupère le ballon et trouve Bruno Ecuele Manga (65e). Incroyable de poisse ! Dans la minute qui suit, Danilo va commettre l'irréparable. Après un ballon en cloche, le défenseur brésilien pas serein pour un sou va tenter une passe en retrait bien trop molle pour son gardien... Mama Baldé en profitait et surgissait devant Benitez d'un extérieur du droit rusé (0-3, 66e). La messe est dite. Les Niçois auront beau pousser avec des approches timides, rien n'y fera. Pas même le penalty transformé par Amine Gouiri donnera le sourire à qui que ce soit côté Rouge et Noir (1-3, 80e). La pilule sera difficile à avaler pour les supporters de l'OGCN...

Le gagnant : Mama Baldé intenable

Et si Dijon avait enfin trouvé le remplaçant de Julio Tavares à la pointe de l'attaque ? Tonique et solide sur ses appuis, Mama Baldé a fait un mal fou à la défense niçoise. Plutôt discret depuis son arrivée en Bourgogne, l'attaquant bissaoguinéen a montré qu'il avait les épaules pour porter les offensives du DFCO. Par deux fois, il a su flairer le bon coup devant pour signer deux buts cruciaux dans la course au maintien. Son attitude de leader a surtout éclaté au grand jour. Dijon peut avoir le sourire.

Le perdant : Danilo n'avait pas besoin de ça

Une nouvelle charnière. Encore et toujours... Depuis la grave blessure de Dante, Patrick Vieira ne trouve pas la solution idoine pour former son axe central. Ce dimanche, c'était une nouvelle tentative avec la doublette Danilo-Pelmard. Et on peut déjà vous dire, qu'il y a 99,9 % de chance pour que l'on ne revoie jamais cela. Milieu défensif de formation, le Brésilien a eu un mal fou à contenir Mama Baldé et ses coéquipiers devant. Son erreur de poussin sur le troisième but dijonnais est préjudiciable...

J.T.

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Gauchos 30 nov. à 0:01

Je pense que si Tuchel avait fait partie de l’edf 2000 les commentaires sur le PSG seraient et de très loin beaucoup moins negatifs que ce que l’on peut lire ou entendre depuis le début de la saison. Car le jeu et les resultats de l’OGCN depuis que Vieira a pris les commandes, bonjour!

oskare68 29 nov. à 20:15

Tout le patacaisse qu'on en a fait de Viera et de sa philosophie de jeu,de son équipe de jeunes pépites et tout le tintouin.Un peu comme avec Titi Henry l'immense coach

Fr4ncky 29 nov. à 20:05

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé... L'absence de Dante se paie très cher côté niçois.

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