Championnat des étoiles
acheter
(F.Porcu/L'Equipe)
Ligue 1 - 31e journée

Saint-Etienne met Nîmes sous l'eau

Bien au-dessus de Nîmois pas au rendez-vous, les Verts s'offrent trois point ultra précieux dans la course au maintien (0-2). Le troisième gardien, Etienne Green, a sorti un penalty pour sa première.

La leçon : Nîmes n'était pas au rendez-vous

Si PSG-Lille était sans conteste la grosse affiche de cette journée, ce Nîmes-Saint-Étienne revêtait un enjeu capital dans la course au maintien. Avec l'occasion inespérée pour les Gardois de revenir à un point de leur adversaire. Mais de match, il n'y a pas vraiment eu tant les Verts ont parfaitement pris la chicane des Costières. Crispés, la peur au ventre, les Crocos sont passés au travers et perdent gros avec la victoire lorientaise face à Brest... Passons rapidement sur les vingt premières minutes de jeu. Des fautes à la pelle, le ballon qui brûle les pieds et surtout des bancs de touche insupportables qui ont hurlé comme à la criée sur chaque contact. Heureusement, il y avait aussi des techniciens sur la pelouse. Et notamment un Aigle de Carthage. Déjà décisif à Angers dans un match couperet, Wahbi Khazri a remis ça. Sur un long ballon aérien, Charles Abi faisait le ménage physiquement et remettait en retrait pour l'ancien Bastiais. D'un petit coup de semelle, le Tunisien s'emmenait le cuir et armait une frappe imparable pour Baptiste Reynet (0-1, 23e). Dans les têtes nîmoises, le doute déjà bien installé s'était frayé un chemin bien large. Flippés par l'enjeu, les hommes de Plancque multipliaient les approximations. Pis encore, dans l'engagement, ce n'était pas ça non plus. Il fallait attendre les cinq-dix dernières minutes de la première période pour voir un sursaut. Zinédine Ferhat tapait le poteau de Green, verni pour son premier match en pro. Moussa Koné suivait à merveille mais voyait son but logiquement refusé pour un hors-jeu net (39e). Les Verts, sûrs de leur force, frôlaient le break sur une belle occasion de Camara, bien sortie par Reynet, vigilant (41e).
 
Malgré un coup franc surpuissant de Ferhat bien lu par Green, les Nîmois se laissaient bouffer dans l'envie. De quoi faire rugir de plaisir Claude Puel sur son banc, convaincu par l'engagement mis par les siens. Les Stéphanois, eux,  ont compris qu'il s'agissait d'un match charnière. Alors on remettait le couvert. Sur un ballon intelligent de Trauco, Bouanga trouvait Reynet sur son chemin (50e) et Harold Moukoudi heurtait la barre sur un corner dévié d'Aouchiche (54e). La pression se faisait trop forte et Denis Bouanga nous faisait l'offrande d'un véritable bijou. A la suite d'une récupération haute de Camara, le Gabonais s'avançait, pas attaqué, et lançait un missile téléguidé dans les cages gardoises (0-2, 66e). Le NO  se créait dans la foulée l'occasion de revenir par Koné mais Green, vigilant sortait le cuir du pied (68e). Malgré un sublime but refusé à Hamouma pour un hors-jeu au millimètre de Bouanga (69e), l'ASSE gérait son pécule tranquillement avant la décision vraiment limite de M. Léonard. L'arbitre octroyait un penalty imaginaire à Aribi et aux Nîmois en dépit d'une sortie engagée mais propre de Green. Renaud Ripart s'élançait mais le tout jeune portier stéphanois se mettait rapidement au sol et sortait le ballon ! Quels débuts pour le gamin et une victoire importantissime pour les Verts qui sauvent quasiment leur tête cet après-midi. Nîmes prend un sacré coup sur la tête.

Le gagnant : Green Angel

20 ans et des débuts tonitruants. En l'absence de Jessy Moulin et Stefan Bajic, Etienne Green revêtait pour la première fois le maillot vert. Dans un match ultra-important pour le maintien, le portier stéphanois a sorti le grand jeu. Outre le penalty de Renaud Ripart sorti, le gamin n'a pas flanché dans son jeu au pied et dans les ballons aériens. Il s'est aussi opposé à maintes reprises sur les quelques situations chaudes des Gardois. Un match vraiment solide.

Le perdant : Eliasson, l'homme invisible

24 minuscules ballons touchés. C'est peu. Beaucoup trop peu pour un milieu offensif. Bien timide depuis son arrivée du côté des Costières, Niclas Eliasson a donné l'impression de se cacher dans ce match couperet, au contraire de son pendant Zinédine Ferhat. Il faut qu'il gagne encore en épaisseur car pour la Ligue 1, ça semble encore léger...

J.T.
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :