Equipe de France : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Didier Deschamps
Dans la foulée de l'annonce de sa liste de 26 joueurs pour l'Euro, Didier Deschamps a justifié ses choix en conférence de presse. FF vous fait la synthèse des échanges avec, évidemment, un Karim Benzema omniprésent.
Sur la fin des tensions avec Karim Benzema
«Il y a eu une étape importante, c’est le fait de pouvoir se voir et discuter ensemble. La discussion a eu lieu il y a un petit moment. J’ai pris le temps de réfléchir, d’avoir mon ressenti et d’analyser ce qu’on s’est dit. Pour en arriver à la décision de le sélectionner. Je n’ai jamais dit à aucun moment qu’il n’était pas sélectionnable, il l’a toujours été. Pourquoi maintenant ? Ça s’est passé là, aujourd’hui, on ne peut pas faire machine arrière.»
Sur le risque de perturbation du groupe avec ce retour
«Vous avez la réponse avec mon choix. Sinon, j'en aurais fait un autre.»
Sur ce qui a fait pencher la balance en faveur de ce retour
«Ce retour aurait pu arriver avant. La liste d’aujourd’hui aurait été différente il y a un an mais pas forcément en ce qui concerne Karim. Je n’ai jamais été obligé de faire quoi que ce soit, par qui que ce soit. Mes choix sont toujours guidés par une seule idée : le bien de l’équipe de France. La concurrence existe et a toujours existé. Je ne suis pas aveugle et sourd, j’ai bien conscience que ça a été à l’excès pour Olivier Giroud alors qu’ils ont évolué pendant trois ans ensemble. Dire qu’Olivier est dans une situation délicate avec son club depuis févrie, c’est une réalité. Je ne vais pas me plaindre d’avoir autant de joueurs offensifs. Je sais trop bien que c’est là qu’on pourra faire la différence. Il y aura des équilibres à trouver avec des profils différents.»
Sur la relation Giroud/Benzema
«En ce qui concerne Olivier et Karim, ils se sont croisés dernièrement. Les joueurs se croisent et se parlent. Ils se verront en stage. Je n’ai jamais impliqué les joueurs dans la sélection ou la non-sélection d’un autre joueur. Ce n’est pas leur rôle. J’ai eu une première vie et c’était déjà le cas comme ça. C’est moi qui prends la décision. Je n’ai pas d’inquiétudes. Ce que je peux dire c’est que Karim n’est pas stupide. Il sait qu’il arrive dans un groupe qui a un vécu et des repères. Comme dans chaque équipe, tout le monde n’est pas ami mais l’entente est bonne. Le cadre de vie est important.»
Sur le processus de la prise de décision
«Ma décision a été prise aujourd’hui. Mais évidemment que dans ma tête elle est prise depuis un bon petit moment. Je ne vous cache pas que j’ai beaucoup discuté avec mon staff pour avoir leur ressenti et leur analyse. Il y a beaucoup d’échanges, on pèse le pour et le contre. Il y a eu des étapes. Je n’ai pas cherché à cacher quoi que ce soit. J’avais une pré-sélection à faire, il y avait les noms de tous les joueurs sélectionnés aujourd’hui.»
Sur le rôle de Noël Le Graet
«Je tiens à le remercier pour son soutien, quelles que soient les circonstances. Je l’ai tenu au courant de l’évolution de ma réflexion. Mon président est très content ce soir.»
Sur l'importance d'accorder une nouvelle chance
«Tout le monde a le droit à l’erreur. Je l’ai déjà dit, il est vrai que j’ai eu des situations difficiles avec certains joueurs. J’ai fait en sorte de mettre mon cas personnel de côté. Le maillot est au-dessus de tout. Ma responsabilité est importante mais ces choix sont faits pour le bien de l’équipe de France. Je ne suis pas un être supérieur. J’ai mes qualités, mes défauts, mes sensibilités. Personne ne pourra me faire perdre ma tranquillité et ma sérénité.»
Sur le Benzema de 2021
«Il faisait déjà de très bonnes performances en 2015. Je n’ai jamais dit que je ne reconnaissais pas le niveau de Karim. Ce qui n’a pas empêché l’équipe de France d’avoir de très bons résultats sans lui et d’autres joueurs. Dans la carrière d’un joueur, il y a une période de plénitude. Ce qu’il peut dégager avec son club, on espère avoir la même chose avec nous.»
Sur l'éventuelle présence de Benzema grâce à une liste élargie
«C’est l’offenser de dire ça. C’est Karim Benzema. Sans vouloir faire de hiérarchie, je ne vous cache pas qu’il aurait été dans les 23.»
Sur la présence de Tolisso après sa blessure
«Le risque zéro n’existe pas. J’ai fait en sorte d’avoir toutes les informations nécessaires. Aujourd’hui, il est guéri. Il n’a pas été blessé pendant six mois non plus. Si j’ai pris cette décision c’est que je suis convaincu qu’il n’y a pas de soucis.»
Sur la présence de Jules Koundé au détriment de l'équipe de France Espoirs
«J’avais dit à Sylvain (Ripoll) que les A devenaient prioritaires. On le suit depuis un bon moment. Il fait une très bonne saison avec Séville. Il n’a pas de sélections avec nous mais il a une polyvalence intéressante. On a une vision qui n’est peut-être pas celle de chacun d’entre vous.»
Q.C.
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