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René Girard, l'entraîneur du Paris FC, attend une réaction de la part de ses joueurs. (A. Mounic/L'Équipe)
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René Girard dans le nouveau numéro de France Football : «J'ai gardé la flamme»

Au Paris FC, en lice pour les barrages Ligue 2 - Ligue 1, René Girard se prolonge. À soixante-sept ans, à l'automne d'une riche carrière de joueur et d'entraîneur, celui qui fit de Montpellier un champion inédit en 2012 se sent très bien dans son élément parisien pour plusieurs bonnes raisons.

Parce qu'on lui fiche la paix

«Il y a quelque chose de super à faire. La patience de construire quelque chose, c'est un discours qu'on entend de moins en moins. Et ce n'est pas tout de le dire, il faut s'y tenir, et ça, l'homme (le président Pierre Ferracci) sait le faire. C'est quelqu'un qui n'est pas envahissant. Je connais des entraîneurs dont les présidents avaient un papier avec la compo dessus. Chez moi, ça n'existe pas et ça n'existera jamais.»

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Parce qu'il aime lancer de jeunes joueurs

«C'est un régal. Ça me rappelle un peu le Montpellier de 2009, vainqueur de la Gambardella. Ou tu as envie d'intégrer les jeunes, ou tu n'as pas envie. Ici, je retrouve une qualité réjouissante, à un échelon un peu en dessous pour l'instant. Le petit Camara, le petit Diakité, le petit Hadjam, le petit Nkambadio, le petit Koffi... Je suis arrivé à intégrer quatre-cinq joueurs cette saison. J'aime bien ça. Encore faut-il avoir le potentiel. Le vivier parisien est assez extraordinaire.»

Parce qu'il travaille «en famille»

«Avec Gégé, (Bernardet, son adjoint)) on se connaît depuis très longtemps puisqu'il jouait à Nîmes quand on est remontés en 1991. On s'est retrouvés à Montpellier (de 2009 à 2013) où il était formateur. C'est quelqu'un qui passe bien avec le groupe, il est très sympa. Et je travaille avec mon fils depuis cette époque. On est parti tous les trois vivre une aventure à Lille. On est ensemble depuis le titre de champion (avec Montpellier, en 2012).»

Parce qu'il a toujours la foi

«J'ai la chance d'être en bonne forme, de faire encore ce que j' aime à soixante-sept balais. Mais je ne veux pas qu'on se rende compte un jour que je me traîne ! Tu n'as pas le droit de faire un métier comme ça pour finir à la rue. À 17 ans, j'ai signé mon premier contrat. Je trempe dedans depuis cinquante ans. Le foot me fait vivre, pas seulement financièrement. Il me fait vivre dans le bonheur, avec ma famille, mes enfants.»

Jean-Marie Lanoë

L'intégralité de notre entretien avec René Girard est à retrouver dans le nouveau numéro de FF. Ici en version numérique ou dans tous les points de vente dédiés.

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