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Ligue 1

Où en est vraiment le Paris-SG à huit jours d'affronter le FC Barcelone ?

Avant le choc face au FC Barcelone dans huit jours en Ligue des champions, voici venu le temps de faire le point sur le PSG. Eléments de réponses sur ce qui va et ne va pas trop.

Les retrouvailles sont prévues dans huit jours. Mardi 16 février, le PSG et le FC Barcelone croiseront de nouveau le fer en Ligue des champions. Au Camp Nou, donc, pour commencer en huitième de finale aller de la prestigieuse compétition. Paris avait atteint la dernière finale de la C1 et il veut y retourner en 2021. Pour cela, il faudra donc passer l'obstacle proposé par le Barça qui semble aller mieux et vient d'aligner un sixième succès consécutif en Liga sur la pelouse du Betis Séville (3-2). Le Barça va mieux après une entame délicate, le PSG, lui, souffle le tiède et un peu le frais.

Plutôt favori au moment du tirage au sort des huitièmes comme souvent ces dernières saisons, le club de la capitale s'est aussi souvent vautré deux mois après. Cette fois, il a changé de coach depuis, et Mauricio Pochettino installe petit à petit ses hommes dans l'après-Tuchel, période marquée par quatre revers en Ligue 1 et deux déconvenues en C1 cette saison. L'ex-défenseur central s'est, lui, déjà incliné une fois, à Lorient (2-3) au cours d'une après-midi bretonne pluvieuse et renversante. Il faut évidemment du temps au technicien argentin pour mettre en place ses idées et se ré-adapter à un environnement qu'il connait quand même assez bien en tant qu'ancien de la maison.

Indispensables Marquinhos et Navas

Pochettino a du pain sur la planche et l'on s'aperçoit qu'il dépend beaucoup de ses forces vives. Après huit rencontres dirigées, son bilan est bon avec six succès, un nul et un revers. Mais son PSG, troisième de L1 à trois longueurs de Lille, est encore loin d'être flamboyant comme il l'aimerait, à l'image des plus belles heures de son expérience à Tottenham. Paris gagne mais n'est guère convaincant et l'intensité attendue par le coach sud-américain n'apparait pas sur l'intégralité des rencontres, loin de là. La défense parisienne a souvent souffert malgré des scores flatteurs en janvier et début février. Lorsque Marquinhos n'est pas là, l'arrière-garde tangue. L'assurance et la présence du capitaine manquent, y compris à Kimpembe qui a eu du mal à assumer en l'absence du Brésilien (cf la débâcle de Lorient...). Kehrer n'est notamment pas à la hauteur, chaque prise de balle faisant passer des frissons chez les supporters parisiens.

Titulaire dans le but pour pallier la blessure de Navas, Rico ne se veut lui aussi pas toujours très rassurant, même s'il a réalisé quelques belles parades. Ce n'est franchement pas la sécurité sociale et il serait franchement bien que Navas, peut-être la meilleure des recrues des dernières années, à même de faire triompher le PSG en Ligue des champions, soit dans la cage au Camp Nou. Quant aux latéraux, les titulaires Florenzi et Kurzawa alternent le bon et le moins bon entre montées saignantes et jeu défensif insuffisant, Dagba et Bakker restant en-deçà malgré leur bonne volonté. Avec Navas et Marquinhos, Paris devrait donc être armé face aux Messi, Griezmann et cie.

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Plus de responsabilités pour Verratti

Ensuite, Pochettino a décidé d'offrir davantage de responsabilités à Verratti. L'ex-international albiceleste souhaite un milieu joueur et c'est dans ce dessein qu'il privilégie principalement un duo Verratti-Paredes quand il peut aussi aligner ses « quatre fantastiques » devant. On le sait, l'Italien a du ballon et lorsque le physique suit, il rayonne. A ses côtés, l'Argentin apporte sa qualité technique et sa hargne à défaut de courir beaucoup. Quand ça tourne, Danilo Pereira et Gueye peuvent s'incruster et montrer des choses intéressantes mais cela manque encore de conviction. S'il le peut et si cela s'avèrera risqué, Pochettino partira avec son duo italo-argentin, habile dans la construction et le contre-pressing.

Plutôt que de faire en fonction de l'adversaire et de se hasarder à des positionnements curieux (Marquinhos-Danilo) comme a pu le faire Tuchel, l'ancien Spur semble avoir les idées claires jusque-là après plus d'un mois aux manettes sur ses intentions de jeu. Mais encore une fois, il reste dépendant de ses hommes à disposition. Là réside le plan avant de défier le Barça. Si Neymar fait défaut, Verratti est invité à évoluer plus haut comme cela a été le cas à l'Orange Vélodrome et à Saint-Etienne (1-1) lors de la première mitigée de Pochettino. A Marseille, l'élément transalpin s'en est bien sorti, même s'il garde le gros défaut de ne jamais frapper au but.

Neymar et Mbappé sur la bonne voie

Devant, dès qu'il le peut, Pochettino installe Neymar en position de meneur de jeu avec, idéalement, Di Maria et Mbappé autour de lui sur ses flancs, et Icardi à la pointe de l'attaque. Quand le quatuor carbure, ça peut faire mal comme contre Montpellier (4-0). Mais cela peut également ronronner comme à Lorient (2-3). Globalement, le compartiment offensif parisien doit faire plus, il ne crée encore pas assez et cela manque de liant. Heureusement, Neymar paraît en forme quand il est apte et particulièrement à l'aise en «dix», déchargé des charges défensives. Autre bonne nouvelle : Mbappé paraît également sur le retour à un niveau plus conforme à son standing. Malgré sa première place au classement des artificiers de L1, le jeune attaquant n'en faisait pas assez quand il en faisait trop ces dernières semaines. Face à Nîmes et Marseille, plus de simplicité lui ont fait du bien. Et Mbappé a fait très mal avec sa rapidité phénoménale – parlez-en à Sakai et Mandanda... - éteignant les interrogations sur une forme physique prétendue précaire au cœur de l'hiver.

Auteur de quatre réalisations en 2021, Icardi s'est, lui, installé à la pointe du dispositif, faisant quasiment disparaitre Kean, pourtant intéressant et buteur régulier sous Tuchel. Longtemps éloigné des pelouses, l'ancien de l'Inter a fait parler son efficacité avec un autre profil apprécié de son compatriote argentin. S'il est apte, il représente une certitude de Pochettino et débutera au Camp Nou. Face à son « rival » Messi (les deux hommes ne s'apprécient guère), nul doute qu'il sera particulièrement remonté pour valider la confiance de l'entraîneur parisien et faire trembler les filets catalans.

Emmanuel Langellier

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JP03 9 févr. à 12:35

"Où en est vraiment Paris ?" Quel titre, à moins d'avoir déplacé la tour Eiffel, à ma connaissance il me semble que Paris est toujours au même endroit!!!!.

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